Terminator : Genisys **½

1 juillet 2015

Envoyé en 1984 pour protéger Sarah Connor (Emilia Clarke), le soldat Kyle Reese (Jai Courtney) découvre que celle-ci bénéficie déjà de la protection d’un Terminator (Arnold Schwarzenegger) depuis l’âge de 9 ans. La ligne temporelle ayant été considérablement modifiée, ils doivent se rendre en 2017 pour détruire SkyNet avant que les machines n’envahissent le monde.

Réalisateur : Alan Taylor | Dans les salles du Québec le 1 juillet 2015 (Paramount Pictures)

Avec le troisième Terminator, nous avions constaté que l’homme fort de la franchise n’était pas Arnold Schwarzenegger, mais bien James Cameron. Non seulement celui-ci avait instauré une mythologie simple mais évocatrice (la mère qui enfante le sauveur de l’humanité à l’aube de l’apocalypse) mais également une facture visuelle (lumière froide et bleutée) qui conférait à ses deux films une ambiance particulière, proche du cinéma d’épouvante. Les opus suivants n’avaient conservé de l’original que les personnages et le déferlement d’action. Terminator : Genisys tente un retour aux sources et va jusqu’à se réapproprier la mythologie au point de la disloquer complètement. Cette fois, Sarah Connor a développé une relation paternelle avec le cyborg (elle l’appelle Pops) et tout ce qui avait été établi dans les précédents volets s’en trouve bouleversé. Il va sans dire que beaucoup d’explications sont nécessaires pour justifier ces revirements de situations et du coup, le film en devient un peu bavard par moment. Par contre, l’action est au rendez-vous. Les trente premières minutes sont enlevantes et d’une efficacité redoutable. Les choses se gâtent toutefois en arrivant en 2017 alors que les effets spéciaux se numérisent à outrance pour nous offrir une série de poursuites et de bastonnades en tous genres qui s’avèrent trop précipitées pour permettre un véritable suspense. Le méchant se régénère tellement vite qu’on ne s’en soucie plus. Par contre, le chevauchement des époques offre de bons moments et Schwarzenegger est convaincant dans la peau d’un cyborg vieillissant…mais pas encore obsolète.
Pour sa part, la réalisation d’Alan Taylor est anonyme, mais efficace, essayant tant bien que mal de raconter une histoire complexe sans négliger les scènes d’action, nombreuses et somme toute réussies. Emilia Clarke se défend bien dans le rôle de Sarah Connor, de même que Jai Courtney dans celui de Kyle Reese.
Finalement, Terminator : Genisys fait plutôt bonne figure face aux deux derniers volets de la série.
 

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