En bref : Ricki and the Flash **½ / The gift **

7 août 2015

Dans les salles du Québec le 7 août 2015

Ricki and the Flash **½
Cette histoire d’une rockeuse paumée (Meryl Streep) qui doit renouer avec sa fille s’avérait prometteuse, d’autant plus que Kevin Kline tient le rôle du père qui, ne sachant plus quoi faire, se résigne à demander l’aide de son exubérante ex-femme. La tension est accentuée par la différence de classe sociale, Ricki ayant abandonné une vie confortable pour vivre sa passion. C’est donc une réflexion sur l’importance d’assumer ses choix de vie que nous propose Jonathan Demme avec ce petit film sans prétention qui donne à Meryl Streep l’occasion de chanter plus qu’on ne l’aurait souhaité. Feel good movie carburant aux vieux airs de rock, Ricki and the Flash aurait pu se démarquer si le scénario n’empruntait pas autant de raccourcis pour éviter le drame. En effet, le choc des personnalités est vite tempéré par une dose massive de bons sentiments et des chansons aux refrains édifiants.
On rit à quelques reprises mais il ne faut pas s’attendre à une franche comédie ni à un récit émouvant. Il s’agit en somme d’une production honnête mais banale qui mise essentiellement sur le charisme de ses interprètes. D’ailleurs, c’est un plaisir de retrouver Streep et Kline réunis à nouveau plus de trente ans après Sophie’s choice.

The gift **
Variation sur le thème du sociopathe qui s’incruste et empoisonne la vie d’un couple heureux (du moins en apparence), cette première réalisation de l’acteur Joel Edgerton n’a rien pour rivaliser avec les fleurons du genre (Harry un ami qui vous veut du bien, Cape Fear). Si on sursaute à quelques reprises, le suspense en général manque de ressort et l’intrigue est cousue de fil blanc. Il faut vraiment éviter de se poser des questions, surtout dans la dernière partie, pour apprécier le stratagème de Gordon (Joel Edgerton) tandis que Simon (Jason Bateman) et Robyn (Rebecca Hall) font exactement ce que le sociopathe attend d’eux et plus encore. Il reste la thématique du film, fort appréciable, mais qui ne sert ici que de punch final. Au lieu de préserver le mystère le plus longtemps possible, Edgerton aurait gagné à mieux développer la psychologie de ses personnages.
 

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