Loving Vincent (La passion de Van Gogh) **½

27 octobre 2017

Un an après la mort de Vincent van Gogh (Robert Gulaczyk), Armand Roulin (Douglas Booth) cherche à livrer la dernière lettre écrite par le peintre à son destinataire, le frère de celui-ci.

Réalisé par Dorota Kobiela et Hugh Welchman | Dans les salles du Québec le 27 octobre 2017 (Métropole Films Distribution)

Loving Vincent est avant tout un parti pris esthétique. Le film l’annonce par un texte: chacune des images a été peinte. Les réalisateurs ont fait appel à une armée d’artistes pour faire du matériel filmé des peintures animées qui respecteraient le style de van Gogh. L’exercice est bluffant et la minutie du travail des artistes pour donner un tel résultat impressionne.
Toutefois, Loving Vincent affiche très rapidement ses limites. Les images sont belles, mais leur statisme nuit au film et les détours pris par les cinéastes pour recréer des toiles du peintre dans le film trahissent un manque de vision dans la mise en scène. Les cinéastes redoublent lors du générique final, où les plans en question sont comparés aux toiles citées, démontrant une auto-satisfaction décevante.
Le scénario lui-même sert de prétexte à l'examen des dernières journées du peintre et donne parole à des figures importantes de sa vie. Si le film cherche à entretenir un léger mystère quant aux aboutissants de la mort de van Gogh, il tombe rapidement dans la formule. Le tout, alourdi par de nombreux flashbacks, fait souvent penser à un cours d’histoire. La révérence envers le peintre est sentie, mais Loving Vincent s’appuie trop sur son concept et ne parvient pas à trouver son identité cinématographique.
L'avis de la rédaction :

Olivier Bouchard: **½
Martin Gignac: ***
 

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