LIFE, ABOVE ALL (GELIEBTES LEBEN) ***

15 juillet 2011

Dans une ville d’Afrique du Sud, la jeune Chanda (Khomotso Manyaka) doit choisir un cercueil pour sa petite sœur. Dans le voisinage, les ragots vont bon train. Selon certains, la fillette ne serait pas morte de causes naturelles comme le prétend la famille, mais d’une maladie grave. Lorsque la mère et le beau-père de Chanda commencent à montrer des signes de maladie, les voisins se liguent contre eux. La jeune fille essaiera de trouver un moyen de faire face à la honte que suscitent les soupçons de la communauté.

Réalisateur : Oliver Schmitz | En salles le 15 juillet 2011 (Métropole Films Distribution)

Le VIH, ce mal qu’on ne peut nommer, est au centre du récit et c’est par le regard de l’enfant qu’une réflexion est soulevée. Comment faire pour vivre ouvertement avec une maladie que tous condamnent? Le film n’apporte pas de réponse définitive, mais offre à travers le comportement de Chanda des pistes pour y arriver. En surface, les gens meurent d’accidents, de pneumonies ou de maladies acceptables alors qu’en réalité, plusieurs meurent du VIH dans l’anonymat le plus complet. D’ailleurs, la maladie n’est que rarement nommée dans le film, pas plus par ceux qui accusent la famille de Chanda d’en être atteinte que par la famille elle-même. La seule personne qui arrive à parler du mal à voix haute est Chanda. Au fil du récit, sa force et son courage s’opposent aux conventions sociales et lui permettent de confronter le voisinage à la maladie de sa mère (une des plus belles scènes du film).
Life, above all est un film délicat sur une enfance brisée qui, malgré tout, laisse présager l’espoir des jours heureux.
 

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