The Sapphires **½

12 avril 2013

En 1968, quatre jeunes chanteuses aborigènes rêvent de quitter leur réserve. Avec l'aide d'un agent, elles se rendront au Vietnam afin de chanter pour les troupes américaines.

Réalisateur : Wayne Blair | Dans les salles du Québec le 12 avril 2013 (Les films Séville)

Il est rafraichissant de voir une œuvre mettant en vedette des jeunes aborigènes. Même s’il est très différent de films comme The Last Wave de Peter Weir ou Rabbit-Proof Fence de Philip Noyce, The Sapphires comporte néanmoins des thèmes communs puisqu’il traite à sa façon de l'exclusion et du racisme envers les aborigènes d'Australie. Malgré son sujet sérieux (quatre jeunes filles cherchant à se faire une place dans le monde, avec en toile de fond la guerre du Vietnam) la comédie est au premier rang, notamment grâce aux dialogues pince-sans-rire et à la direction d’acteurs. Dans le rôle de l'agent du groupe, Chris O’Dowd est excellent et ne manque jamais l'occasion de retourner une situation dramatique en un évènement comique. Ainsi, c'est par le rire et une certaine naïveté du scénario qu'on passe à travers les horreurs de la vie. Il ne faut donc pas s'attendre à voir Wayne Blair porter un jugement sur la guerre du Vietnam ou sur l'implication des États-Unis. Au contraire, la guerre se fait très discrète et l’on suit principalement le groupe qui sillonne le pays pour se donner en spectacle en voyant rarement les conséquences des combats. Il ne faut cependant pas s'en formaliser : le film respecte le point de vue de ces quatre jeunes femmes qui ne connaissent rien au monde et qui veulent poursuivre un rêve. Ce rêve, bercé par les meilleures chansons de l'époque Motown, nous laisse avec l’impression qu’il y a des moments où tout est possible.
 

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