After Earth (Après la terre) *½

31 mai 2013

Après l’écrasement de leur vaisseau spatial sur une Terre devenue inhospitalière, un père (Will Smith) et son fils (Jaden Smith) doivent retrouver l’autre partie de l’appareil afin d’envoyer un message de détresse. Le père ayant été blessé dans l’accident, le fils doit parcourir seul la planète hostile.

Réalisateur : M. Night Shyamalan | Dans les salles du Québec le 31 mai 2013 (Sony Pictures)

Sur papier, After Earth a tout d’un projet d’ego : le film est une histoire de transmission père-fils, pensée et produite par Will Smith lui-même, où l’enfant apprendra à assumer le rôle auparavant occupé par le père. On y voit clairement un désir de la part de la vedette d’aider son fils à s’élever au même rang que lui.
Étant très vite séparés l’un de l’autre par les aélas du récit, ils doivent incarner leurs personnages seuls. Will Smith force beaucoup trop la note, prenant visiblement le projet (trop) au sérieux, et n’aide pas du tout son fils, littéralement laissé à lui-même. L’adolescent est complètement incapable d’incarner son personnage et cabotine constamment: le film qui tenait complètement sur ses épaules s’effondre alors avec lui.
Le tout est organisé de façon anonyme par M. Night Shyamalan, réalisateur capable de bien mieux, que Will Smith aurait sollicité pour le projet. Alors qu’une bonne partie des scènes ont été tournées dans des décors naturels, une prédominance d’effets visuels apparents détruit toute impression de réalité, rendant complètement artificielle une planète supposée être hostile. Cette artificialité rajoutant au jeu désincarné des acteurs, il ne reste rien à After Earth qui permettrait de faire voir au spectateur autre chose qu’un projet d’ego qui rate son objectif sur toute la ligne.
 

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