The Kings of Summer ***½

7 juin 2013

Trois adolescents (Nick Robinson, Gabriel Basso, Moises Arias) décident de construire une maison dans les bois pour y vivre, sans donner signe de vie à leurs familles.

Réalisation : Jordan Vogt-Roberts | Dans les salles du Québec le 7 juin 2013 (Alliance Vivafilm)

Présenté lors de la dernière édition du Festival de Sundance, The Kings of Summer débute comme une comédie typique pour adolescents. Joe, un jeune garçon en marge, tente de trouver sa place dans un monde qui ne semble pas fait pour lui. La relation avec son père est particulièrement laborieuse, il se fait rabrouer par ses camarades de classe et la fille de ses rêves lui est inaccessible! Au lieu de nous entraîner dans une quête où Joe persisterait à chercher l’acceptation des autres par divers moyens, le film permet (par l’isolement de ses personnages principaux) une réflexion douce amère sur le passage à la vie adulte. De ce fait, trois jeunes hommes choisissent de vivre reclus dans la nature sans être soumis aux règles et aux jugements de la société. Ici, la nature est synonyme de liberté et d’allégresse et ne peut qu’avoir un effet bénéfique. Ainsi, l’exploration n’est pas simplement celle du territoire, elle est également le signe d’une quête intérieure. La recherche de soi est intimement liée à la découverte d’une rivière, d’un pré, de montagnes. Les adolescents apprennent ainsi à devenir des adultes, ce qui ne se fait pas sans douleur.
Outre l’interprétation rafraichissante de l’ensemble des acteurs, le film réussit le pari d’être à la fois comique et tragique. Si la mise en scène de Jordan Vogt-Roberts, souffre parfois de la Sundance Touch (ralentis du style vidéoclip, rayons de soleil dans la lentille, musique indie), on lui pardonnera car lui et son équipe nous livrent une œuvre touchante qui donne aussi bien à rire qu’à réfléchir.
 

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