Gravity (Gravité) ****

4 octobre 2013

Le voyage spatial de Ryan Stone (Sandra Bullock) et de Matt Kowalski (George Clooney) se transforme en combat pour leur survie lorsqu’ils se trouvent séparés par une pluie de débris qui décime leur navette.

Réalisateur : Alfonso Cuarón | Dans les salles du Québec le 4 octobre 2013 (Warner Bros. Pictures)

Il était attendu de pied ferme, ce Gravity, le plus récent projet hollywoodien d’Alfonso Cuarón! À en croire l’écho des festivals, il était annoncé comme le nouveau 2001 : L’odyssée de l’espace. Premier constat : Gravity n’est pas le nouveau classique de la science-fiction ou, du moins, ne l’est pas comme on se l’était imaginé. Il n’a ni la grandeur thématique du film de Kubrick, ni la profondeur philosophique d’un Solaris et, en fait, il ne prétend ni à l’un, ni à l’autre. Le film de Cuarón est plus un thriller à grand spectacle qu’un film de science-fiction. De ce dernier genre, il emprunte le lieu, les codes cinématographiques et quelques thématiques qu'il se réapproprie. D'ailleurs, quel que soit son genre, le film est une réussite sur toute la ligne.
Ce que Gravity partage aussi avec les deux œuvres évoquées plus haut, c’est l’efficience et la maitrise technique. Cuarón y est incroyablement adroit et, tâche presqu’impossible, marie aisément son opulence à la peur humaine ressentie par son personnage. Ainsi, le film évolue littéralement de catharsis en catharsis, chacune grandiose, tout en restant continuellement près du personnage. Si la psychologie de celui-ci est peu étayée, cela ne représente en rien une faiblesse puisque cela permet au scénario d'éviter les éléments superflus.
Gravity n’est peut-être pas le nouveau grand film de science-fiction mais grâce à sa réappropriation des codes du genre et par son souffle hors du commun, Alfonso Cuarón y réinvente le thriller de long en large. Le résultat est bluffant.
 

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