Get on up **½

1 août 2014

Abandonné par ses parents, un jeune garçon laissé à lui-même se découvre une passion pour le chant et la danse. Une détermination inébranlable le mènera au sommet des palmarès musicaux des années 60,70 et 80.

  Réalisateur : Tate Taylor | Dans les salles du Québec le 1er août 2014 (Universal)

La vie du parrain de la musique soul est enfin portée sur grand écran. Le réalisateur Tate Taylor (The HelpWinterbone) offre une célébration de la vie et de la carrière du légendaire chanteur James BrownGet on up retrace les moments marquants de celui dont l'influence musicale se fait sentir encore aujourd'hui.
De l'enfance du chanteur à la vie adulte, la structure du film non chronologique propose un aperçu intéressant de certains événements clé du parcours de James Brown. Si par moments le procédé peut sembler anecdotique, il se révèle très surprenant durant quelques scènes. En effet, les différents sauts dans le temps n'ont pas pour but unique de nous présenter l'évolution du chanteur, mais également d'y apporter des nuances. Ce sont ces différents aspects de la personnalité de Brown que les scénaristes ont tenté de révéler et il n'y a jamais de voile posé sur la violence présente dès l'enfance dans la vie de cet homme devenu célèbre. C'est d'ailleurs cette violence qui, mêlée à la passion, se retrouve dans sa musique.
Le film possède toutefois quelques lacunes, notamment chez l'acteur principal. Au niveau de la danse et du chant, Chadwick Boseman est excellent. On ne peut pas en dire autant de son élocution. L'accent de la Caroline du Sud est si prononcé qu'il est difficile (voire impossible) de saisir la majeure partie de ses répliques. Les acteurs de soutien s'en tirent cependant très bien.
Malgré ses quelques longueurs (le film fait 139 minutes) la sensibilité et l'humour qui s'en dégagent permettront de passer un bon moment de cinéma tout en musique.
 

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