Ouija *½

24 octobre 2014

Après le prétendu suicide de sa meilleure amie, Laine trouve chez celle-ci une planche de Ouija. Utilisant alors l’objet pour communiquer avec la défunte, Laine prend plutôt contact avec un fantôme aux intentions néfastes.

Réalisé par Still Whites | Dans les salles du Québec le 24 octobre 2014 (Universal Pictures)

Halloween devient chaque année une excuse pour sortir des films d’horreurs fait à la va-vite avec peu de moyens. Certains surprennent  parfois par leur efficacité, à défaut de convaincre par le fond. Ce n’est même pas le cas de Ouija, qui sans grand effort ni sincérité, répète à peu près les pires erreurs qu’un film du genre peut faire.
Qu’on se le dise, l’objectif du film n’est pas autant de faire peur que de faire sursauter par des bruits soudains ou des mouvements brusques. Ça, Ouija ne le réussit qu’en vertu d’utilisation d’artifices simples. Étant donné que le travail d’ambiance est minime, ces effets n’ont qu’un impact superficiel. Le film opère effectivement comme une maison hantée filmée, attraction oubliable faite pour divertir un temps. Les sursauts feront rire ou agaceront, selon l’audience, mais peu garderont un souvenir du spectacle offert.
En effet, le rythme, surtout dans une première moitié qui s’éternise, est hésitant en raison d'une surdose d’exposition d'un récit finalement sans intérêt. Même lorsqu’il place enfin ses personnages dans le noir face aux fantômes, il le fait rarement et s'avère incapable de soutenir un quelconque climat de frayeur. Il en résulte une alternance maladroite entre les scènes de peur et celles servant à les lier, les unes étant aussi insignifiantes que les autres.
Même avec de basses attentes, il y a mieux sur ce marché pour nous faire peur, ou simplement nous faire sursauter, que ce Ouija.
 

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