James White **

2 décembre 2015

James White (Christopher Abbott) est un jeune adulte irresponsable et excessif qui doit changer radicalement ses habitudes de vie pour prendre soin de sa mère (Cynthia Nixon) atteinte d’un cancer en phase terminale.

Réalisateur : Josh Mond | Dans les salles du Québec le 2 décembre 2015 (Eyessteelfilm distribution)

De prime abord, l’idée avait de quoi piquer notre curiosité. Cette histoire d’un jeune adulte qui a toujours vécu aux crochets de sa mère et qui voit brusquement les rôles s’inverser lorsque celle-ci tombe malade semblait prometteuse. Il y avait matière à mettre en scène une transformation psychologique, des conflits intérieurs, une réflexion sur la vie, la mort et la famille. Malheureusement, on comprend vite que le traitement de ce premier long métrage sera appuyé, décousu et dénué de perspectives. Tous les ingrédients sont pourtant réunis. Il y a la scène où James prend conscience de la gravité de la situation, celle où il doit se battre contre le système pour aider sa mère, le moment où il craque, celui où il avoue ses peurs et ses angoisses et bien sûr toutes ces séquences où il soigne la mourante devenue invalide… mais jamais le courant ne passe vraiment entre le film et le spectateur.
L’ensemble est en effet trop didactique et maniéré. Josh Mond filme ses comédiens de près, trop près, avec une caméra à l’épaule nerveuse sans être sensible. On sent la volonté de faire un film d’auteur à la new-yorkaise, sombre et austère, misant sur des performances d’acteurs et des émotions universelles pour séduire le jury d’un festival. Chaque scène est étiquetée, soulignée et emballée sous vide. On imagine assez bien l’auteur se dire qu’un passage où James aide sa mère à aller aux toilettes serait percutant. Et pourquoi ne pas lui faire raconter une histoire émouvante pendant qu’elle s’appuie contre son torse, le visage couvert de sueur? L’idée est peut-être bonne sur papier, mais elle tombe à plat une fois transposée à l’écran.
Si la caméra n’avait pas été aussi proche, le jeu des comédiens aussi appuyé et si le scénario avait mieux amené la situation, on aurait pu y croire. Au final, on ne voit cependant que l’intention d’émouvoir le spectateur à tout prix. Du coup, la magie n’opère pas!
L'avis de la rédaction :

Sébastien Veilleux: **
Jean-Marie Lanlo: **
Martin Gignac: ***
 

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