The Legend of Barney Thomson **

11 mars 2016

The Legend of Barney Thomson
Un barbier timide et sans histoire (Robert Carlyle) cherche à faire disparaître le cadavre de son patron qu’il a accidentellement tué.

Réalisateur : Robert Carlyle | Dans les salles du Québec le 11 mars 2016. (TVA Films)

Excellent acteur anglais (Trainspotting, The Full Monthy, Angela’s Ashes), Robert Carlyle a pratiquement déserté le septième art pour la télévision. Comme les rôles n’étaient pas intéressants, il s’en est écrit un tout en réalisant pour la première fois de sa vie.
Désirant ne pas se tromper, le comédien a plongé dans un riche héritage britannique: celui de la comédie noire maculée de sang des années 40 et 50 (The Ladykillers n’en est qu’une variation) qui est revenue à la mode ces dernières années notamment grâce à Ben Wheatley.
The Legend of Barney Thomson en est le dernier dérivé et il cherche tellement à faire rire qu’il en devient lassant. Ce qui débute de façon cocasse se mue peu à peu en une accumulation de scènes usées jusqu’à la moelle, où le pauvre antihéros est entraîné dans des aventures macabres sur fond de chair humaine et de membres disloqués. Vouloir être original, absurde et imprévisible est une chose: il faut toutefois le bon dosage et une quelconque authenticité pour le faire correctement, ce qui manque cruellement à cette production extrêmement répétitive et faible en gags vraiment réussis.
Sûrement conscient de ce défaut majeur, le cinéaste offre une mise en scène tape-à-l’œil dans laquelle le soin apporté à l’ambiance et à l’atmosphère est indirectement proportionnel au développement des personnages. Ces derniers s’en sortent correctement parce qu’ils sont incarnés par des être redoutables. Robert Carlyle fait sourire en émule de Peter Sellers, Ray Winstone n’a qu’à froncer les sourcils pour susciter une réaction et Emma Thompson vole la vedette en mère excentrique qui fera tout pour sauver son fils.
Porté par une narration redondante qui fatigue avant la fin, The Legend of Barney Thomson est une tentative de Robert Carlyle de donner un second souffle cinématographique à sa carrière. Ce serait surprenant que cela fonctionne: son effort est si inégal et soucieux d’être «politiquement incorrect» que sa fadeur finit par ressortir au grand jour.
L'avis de la rédaction :

Martin Gignac: **
Jean-Marie Lanlo: *
Miryam Charles: **½
 

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