The Meddler (Ma mère et moi) **½

13 mai 2016

Une veuve retraitée cherche à occuper ses longues journées en se mêlant compulsivement des affaires de ceux qui l’entourent.

Réalisatrice : Lorene Scafaria | Dans les salles du Québec le 13 mai (Métropole Films Distribution)

The Meddler est l’un de ces long-métrages construits exclusivement pour mettre en valeur une performance. Ici, Susan Sarandon se voit offrir un personnage plaisant et léger autour duquel gravite le reste du film. Malheureusement, il ne réussit pas à transcender ce statut de faire-valoir, retenu par une trop grande utilisation de clichés narratifs et une sous-utilisation de J.K. Simmons. Le film s’en tient à une mignonne heure et demie peu conséquente qui nous permet avant tout d’apprécier le jeu d’une excellente actrice.
Marnie (Sarandon), veuve à la retraite avec un énorme héritage, n’arrive pas à occuper ses journées. Elle compense en s’impliquant beaucoup trop dans la vie de sa fille, qu'elle étouffe. Le point de départ est intéressant car des indices bien placés nous intriguent rapidement sur cette dynamique mère-fille. Marnie ne peut s’empêcher de se mêler de ce qui ne la regarde pas et rend cette attitude acceptable pour les autres en leur offrant du temps et de l’argent. La performance de Sarandon restitue à la fois cette énergie hyperactive et cette solitude sous-jacente qui ronge le personnage en quête d’acceptation. Malheureusement, le scénario n’a pas suffisamment confiance en cette performance et compense avec des scènes de thérapie qui citent explicitement les états psychologiques de la protagoniste.
Cette dernière est secondée par Rose Byrne et J.K. Simmons qui ne sont pas utilisés au potentiel de leurs talents comiques. Simmons n’a que quelques scènes qui reposent principalement sur son charisme naturel pour fonctionner et Byrne joue surtout la note de l’exaspération et de la détresse émotive. Les deux femmes partagent quelques scènes qui font sourire, mais leur relation n’est pas restituée avec assez de subtilité pour offrir quelque chose d’humain et de naturel. Les autres personnages qui tournent autour de la tête d’affiche lui offrent toutefois d’intéressantes opportunités de se révéler au public.
Au final, l’expérience, quoi que peu consistante, reste sympathique.
L'avis de la rédaction :

Olivier Maltais: **½
Miryam Charles: **
Martin Gignac: **
 

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