Beatriz at Dinner ***

23 juin 2017

Lorsque sa voiture tombe en panne chez une patiente dans une villa luxueuse en Californie, une thérapeute d’origine mexicaine est invitée à rester pour le souper afin de célébrer un contrat luxueux avec de riches clients.

Réalisateur: Miguel Arteta | Dans les salles du Québec le 23 juin 2017 (Entract Films)
Il était à prévoir que l'élection du controversé Donald Trump à la tête des États-Unis allait engendrer de sévères critiques. C’est dans cette foulée dénonciatrice que la comédie dramatique Beatriz at Dinner frappe en plein dans le mille et fait souvent mouche.
Porté par la présence holistique et le charme naturel de sa vedette (Salma Hayek, lumineuse comme jamais et excellente dans ce qui s’avère être son meilleur rôle depuis Frida), le réalisateur d’origine portoricaine Miguel Arteta filme souvent en gros plan son héroïne. C'est sous le regard de cette femme mexicaine à la bonté divine qu'il confronte le spectateur au mondialisme néolibéral dépeint ici comme un fléau sociétal. Face à Beatriz, on retrouve entre autres un John Lithgow parfaitement crédible dans la peau d’un magnat républicain, représentant le mal incarné aux yeux de son héroïne.
Avec ce septième long-métrage, le réalisateur de Chuck & Buck et Cedar Rapids retrouve son ami et collaborateur Mike White à la scénarisation et signe un film audacieux qui ne manque pas de panache malgré quelques lacunes. En effet, le film prend un peu de temps à démarrer et manque parfois de doigté dans son propos dénonciateur. En contrepartie, on ne peut pas dire que le réalisateur manque de culot, notamment avec cette finale inattendue où se mêlent tragédie et onirisme.
Parmi la multitude de divertissements légers estivaux, un film qui donne à réfléchir comme Beatriz at Dinner offre une bouffée d’air frais dans le paysage cinématographique hollywoodien.
L'avis de la rédaction :

Pascal Grenier: ***
Martin Gignac: ***
Olivier Maltais: **½
Ambre Sachet: **½
 

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