28 juin 2017

Baby Driver (Baby le chauffeur) *½

Un jeune homme (Ansel Elgort) possédant un talent indéniable pour la conduite automobile est forcé d’utiliser ses habiletés à des fins criminelles. Il fera la rencontre d’une jeune femme qui le poussera à reconsidérer son mode de vie.

Réalisation: Edgar Wright | Dans les salles du Québec le 28 juin 2017 (Sony)

Le nouvel opus d’Edgar Wright (The Worlds End’s, Hot Fuzz) n’est pas à la hauteur de ses ambitions. De la comédie romantique au film d’action, le réalisateur / scénariste, ne semble pas savoir sur quel pied danser. La trame musicale qui porte le film a été choisie avec soin. Cependant, malgré la qualité des pistes musicales qui parsèment les divers iPods du personnage principal, on ne peut s’empêcher de constater le manque de substance de l’ensemble. Tous les personnages secondaires (sans exception) sont en quelque sorte des clichés ambulants. Comme le scénario ne leur permet pas d’exister par eux-mêmes, ils gravitent sans réelle importance autour du personnage de Baby qui est lui-même prisonnier de son mutisme (lié à un traumatisme subit lorsqu’il n’était qu’un enfant). Ses seuls moments d’ouvertures auront lieu lorsqu’il découvrira la possibilité d'un amour avec une serveuse (également chanteuse amatrice).
Sans trop de remises en question, Wright fait le choix d’une mise en scène des plus convenues. C’est dans cet environnement sur contrôlé qu’il nous dévoile une histoire qui n’a finalement pas grand intérêt. Pourtant, durant de rares moments, on peut entrevoir un autre film, plus assumé dans ses excès, poussant tous ses clichés à l’extrême afin de les faire éclater.
En somme, Baby Driver est un rendez-vous manqué.
L'avis de la rédaction :

Miryam Charles: *½
Jean-Marie Lanlo: *½
Martin Gignac: ***½
Pascal Grenier: **
Olivier Bouchard: ***
Olivier Maltais: ****
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