6 avril 2018

A Quiet Place (Un Coin tranquille) ***½

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Dans un monde post-apocalyptique, une famille de fermiers du Midwest tente de survivre en silence sous la menace de mystérieuses créatures à l’ouïe hypersensible rôdant dans la forêt avoisinante et attaquant au moindre bruit.

Réalisateur: John Krasinki | Dans les salles du Québec le 6 avril 2018 (Paramount)

Pour son troisième film en tant que réalisateur, l’acteur John Krasinski impressionne avec ce film de survie culotté, centré sur la famille, qui utilise très efficacement les codes du cinéma d’horreur. Si on fait fi des invraisemblances et incohérences du récit (un défaut qu’on retrouve très souvent dans le cinéma d’épouvante), A Quiet Place réussi à conjuguer émotion et terreur dans un récit à la progression dramatique très habile.
Le travail sonore est souvent un élément essentiel dans le cinéma d’horreur moderne. Ce film ne fait pas exception à la règle, d'autant plus que tout cet aspect devient une partie organique essentielle, ainsi que la clé pour contrer la menace qui guette. Les membres de la famille communiquant par la langue des signes puisque l’aînée de la famille est sourde de naissance, l'angoisse repose essentiellement sur l’espace environnant et sur les gestes et actions au détriment de la parole (il y a tout au plus 30 lignes de dialogues entendus dans tout le film). Le savoir-faire et la maîtrise technique de la mise en scène ajoutent à l’état d’angoisse dans lequel le film est plongé dès le départ.  
Couple à la ville comme au cinéma, le duo Krasinski/Blunt est attachant et l'actrice  brille à nouveau dans le rôle de cette mère de famille sur le point d'accoucher, et dont l’instinct de survie  est exemplaire.
A Quiet Place est donc une belle entrée pour Krasinski dans le cinéma de genre. D’une redoutable efficacité, il offre aussi une vision allégorique sur le rôle parental dans un monde au futur incertain.
L'avis de la rédaction :

Pascal Grenier: ***½
Jean-Marie Lanlo: **½
Martin Gignac: ***½
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