Starbuck **½

27 juillet 2011

Largement endetté et menant une vie où chaque décision à prendre est une occasion de s'embourber davantage, David Wosniak (Patrick Huard) apprend soudainement qu'il est le géniteur de 533 enfants, dont plus d'une centaine réclament son identité gardée jusqu’alors secrète sous le pseudonyme de Starbuck. Au moment où les choses pouvaient difficilement s'aggraver, David profite de l'occasion pour redonner du sens à sa vie.

Réalisateur : Ken Scott│En salles le 27 juillet 2011 (Les Films Séville)

Avec le personnage de David, les scénaristes Ken Scott et Martin Petit dépeignent, une fois de plus, le syndrome de l'homme enfant, soit cette figure de mâle immature qui semble être normalisée par la publicité depuis quelques années, celle-ci présentant souvent un homme plutôt idiot face à une femme castratrice. Au moment où Valérie (Julie Le Breton), la copine de Starbuck, tombe enceinte, les enfants de celui-ci tentent de retrouver leur père absent depuis toujours. C’est alors que David multiplie les bonnes intentions afin de se faire pardonner. Les scénaristes se montrent cléments à son égard, comme si la volonté seule était suffisante pour tout régler. Le protagoniste devient enfin un homme qui se prend en main et décide de s'imposer dans l'équation de la vie en choisissant le don de soi et la sincérité plutôt que l'éternelle fuite devant l'adversité. Malgré un discours contestable sur la paternité et une morale simpliste, Starbuck reste une comédie amusante, bien rythmée, avec de bons acteurs pour la soutenir. Les échanges entre David et son ami avocat (Antoine Bertrand) offrent plusieurs moments comiques. De plus, la direction artistique s'est amusée avec les couleurs, donnant à chaque scène un agencement particulier. Il y a donc moyen de passer un bon moment avec Starbuck, à condition, bien entendu, de ne pas prendre ses enseignements au sérieux.
 

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