Mirror Mirror (Miroir Miroir) ***

30 mars 2012

Depuis la disparition de son bon roi (Sean Bean), un royaume jadis prospère est maintenant dirigé par une méchante reine (Julia Roberts) insensible aux souffrances de sa population et retenant sa belle-fille Blanche-Neige (Lily Collins) dans un état de semi-captivité. Lorsqu’un prince forcément charmant (Armie Hammer) fait irruption dans le château, la méchante reine, qui aimerait bien l’avoir comme nouvel époux, élimine Blanche-Neige, sa principale rivale. Celle-ci est recueillie par une horde de bandits de grands chemins!

Réalisateur : Tarsem Singh | Dans les salles du Québec le 30 mars 2012 (Alliance Vivafilm)

Autant le dire tout de suite, ce Mirror Mirror est une belle surprise. Aidé par des décors impossibles et une lumière improbable, Tarsem Singh parvient à nous immerger dans un univers de conte de fée en prenant plaisir à y distiller les éléments habituels (l’innocente princesse, le beau prince, la méchante et le mariage final). Pourtant, au-delà de cette ambiance très attendue, le réalisateur n’a pas peur de faire évoluer son histoire (les sept nains sont des voleurs de grands chemins; la reine agit plus par soif de pouvoir que par vanité et sa beauté n’est qu’un moyen pour arriver à ses fins) en lui donnant même une petite touche progressiste (en femme moderne – et en plus de libérer le prince de son maléfice grâce à un baiser – Blanche-Neige sait être combative et doit finalement la réussite de son entreprise avant tout à elle-même). Au-delà de ces évolutions très appréciées, le film est perpétuellement bercé par un agréable humour de cour d’école (tellement assumé qu’il en devient aussi décalé que rafraichissant) et par un délicieux mélange de vitalité et de fantaisie.
Pour couronner le tout, le casting est impeccable : Julia Roberts est une méchante dont l’ambigüité du sourire cache parfaitement sa vraie nature à l'innocente Blanche-neige; Lily Collins, d’un naturel rare, a une pureté parfaite pour le rôle; enfin, Armie Hammer ne se contente pas d’avoir un véritable physique de prince charmant et se montre particulièrement drôle.
Contre toute attente, c’est donc finalement avec un certain plaisir que nous nous laissons charmer par ce vrai bon divertissement de qualité... c’est rare, mais le plaisir n’en est que plus grand!
 

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