Les hommes libres **½

30 mars 2012

Film vu dans le cadre du festival Cinemania

Dans le Paris occupé de 1942, un jeune algérien (Tahar Rahim) vit de petits trafics. Lorsqu’il se fait arrêter par la police, il accepte de devenir indicateur en échange de sa liberté. Il sera alors chargé d’espionner la Grande Mosquée de Paris dirigée par Kaddour Ben Ghabrit (Michael Lonsdale), soupçonné de fournir des faux papiers à des juifs et à des résistants.

Réalisateur : Ismaël Ferroukhi | Dans les salles du Québec le 30 mars 2012 (K-Films Amérique)

Le principal intérêt de ce film est probablement historique (l’implication des musulmans de Paris durant la dernière guerre aux côtés des juifs et des résistants), même s’il sait également s’appuyer sur un ensemble de talents fort respectable. Tout, de l’écriture à la mise en scène, est appliqué et sans grands défauts. Cela n’aide pas le film à transcender son sujet, mais lui offre tout de même un avantage important : en restant toujours sobre et en refusant de faire des vagues, cela lui permet d’éviter les effets faciles et de sombrer dans la démagogie bien-pensante pour nous livrer un résultat mineur mais agréable.
Notons pour finir que sur un sujet proche (l’amitié possible entre juifs et arabes) et avec le même acteur (Mahmud Shalaby, qui joue ici le juif et là l’arabe), nous préférons Une bouteille dans la mer de Gaza, sorti récemment sur les écrans québécois.
 

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