Fortunate Son (Le fils béni) **

1 juin 2012

Alors qu'il va bientôt se marier, le documentariste Tony Asimakopoulos tourne la caméra sur ses parents avec qui il a toujours eu une relation difficile.

Réalisation : Tony Asimakopoulos | Dans les salles du Québec le 1er juin 2012 (EyeSteelFilm)

Avec Fortunate Son, le documentariste Tony Asimakopoulos nous propose une chronique des relations empreintes d'amour et de haine qu’il entretient avec ses parents. Si le film pose cette question de manière précise dès l’ouverture (suis-je ou ai-je été un bon fils?), nous avons l’impression qu’il ne souhaite pas vraiment à y répondre. Certes, Asimakopoulos semble chercher un moyen d’exorciser ses démons (des problèmes de drogues) et de faire amende honorable auprès de ses parents qu'il à blessés par le passé. Mais son approche est-elle vraiment pertinente? On ne comprend en effet pas toujours ses intentions lorsqu’il mêle les images de ses films de fiction étudiants aux situations réelles de sa vie familiale. Ces dernières sont empreintes d’une douleur bien réelle et génératrice de moments forts en émotions, mais on ne peut s'empêcher de se demander si ce sujet n'est pas qu'un prétexte utilisé par Tony Asimakopoulos pour revenir au cinéma, sa véritable passion (dont il parle malheureusement trop peu durant le film).
Le résultat, intéressant mais trop décousu et sans réelles intentions identifiables, finit par égarer le spectateur...
 
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