Robot & Frank ***

24 août 2012

Afin de tenir compagnie à son père vieillissant (Frank Langella), son fils (James Marsden) lui achète un robot très spécial. Contre toute attente, Frank transforme son nouvel ami en voleur!

Réalisateur : Jake Schreier / Dans les salles du Québec le 24 août 2012 (Sony Pictures)

Qui aurait crû un jour que le vénérable comédien Frank Langella allait donner la réplique à un robot? Sans être aussi absurde que de mettre Chuck Norris dans un film avec un chien (comment oublier le navet Top Dog?), cette idée fait du chemin et elle finit par valoir son pesant d’or. Mais cela survient seulement à la fin de Robot & Frank.
D’ici là, la matière première sent un peu le réchauffé. Conformément à la recette de ce genre de film, on retrouve le héros récalcitrant qui ne veut rien savoir de son nouveau compagnon (de ferraille), et qui pourtant se laissera peu à peu attendrir, jusqu’à qu’ils deviennent les meilleurs amis du monde. Une formule bien appliquée, qui demeure tout de même prévisible, comme le sont la plupart des «buddy movies».
C’est lorsque le réalisateur Jake Schreier abandonne finalement l’humour pour l’émotion que le long-métrage parvient à captiver. Cela arrive un peu tardivement, mais les thèmes développés très – ou trop subtilement – pendant tout le récit se mettent finalement en place, touchant au passage une corde sensible, ne laissant pas les yeux secs. En quelques tours de magie, la farce devient réelle, tangible, et c’est à se demander pourquoi elle ne l’était pas depuis le début.
 
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