Pusher **

9 novembre 2012

À la suite d’un deal de drogue qui a mal tourné, un trafiquant londonien (Richard Coyle) se voit contraint de rembourser une somme astronomique à son fournisseur.

Réalisateur: Luis Prieto | Dans les salles du Québec le 9 novembre 2012 (Les Films Séville)

Un réalisateur espagnol (Luis Prieto), qui a connu par le passé un succès avec un film italien (Ho voglia di te), part à Londres tourner un film anglais (Pusher) inspiré d’un film danois réalisé par une des nouvelles coqueluches du cinéma mondial (Nicolas Winding Refn). Pourquoi pas?
Le remake vu comme une photocopie de l’originale pouvant apparaître comme superflu, la décision du réalisateur de changer d’approche était même une bonne idée (“Je voulais mettre le spectateur dans la peau du protagoniste. Le film de Nicolas avait presque une touche documentaire, et je n’en voulais pas”, cf. dossier de presse).
Le problème se trouve ailleurs, et principalement dans le fait que Prieto ne semble pas vraiment savoir sur quel pied danser. Nous aurions bien aimé qu’il raconte l’histoire du point de vue du protagoniste, comme telle était son intention, mais cette approche est peu concluante et le réalisateur donne l’impression de vouloir faire diversion en usant d’effets visuels et d’une musique tonitruante. Incapable de nous subjuguer par ses propositions stylistiques, incapable de nous entraîner dans une spirale rythmique envoûtante, incapable de nous intéresser à son histoire et à ses personnages, nous devons constater que Luis Prieto fait plutôt du surplace. Il faut tout de même reconnaître au film quelques beaux plans (surtout lorsqu’il s’agit de filmer l’actrice / top modèle Agyness Deyn). C’est peut-être mieux que rien... mais ce n’est pas assez!
 

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