Warm Bodies (Zombie malgré lui) ***

1 février 2013

Une partie importante de la population a été transformée en zombies. Les personnes saines sont pour leur part contraintes de vivre protégées par des hauts murs. Lors d’une expédition d’approvisionnement hors de la zone protégée, des humains se retrouvent face à des zombies. Mais l’un d’eux, R (Nicholas Hoult) sauve Julie (Teresa Palmer) et part avec elle. Au contact de la jeune femme, le zombie commence à se comporter de plus en plus comme un humain.

Réalisateur: Jonathan Levine | Dans les salles du Québec le 1er fevrier 2013 (Les Films Séville)

Avec Warm Bodies, Jonathan Levine (50/50) s’attaque au film de zombie en nous livrant une sorte de Roméo et Juliette (les héros s’appellent d’ailleurs R et Julie) agrémenté d’éléments bien connus d’amateurs de films de zombie. Mais contrairement à Brian Yusna, dont l’amour difficile entre un humain et une zombie était extrêmement sombre (Return of the Living Dead III), ce Warm Bodies prend volontairement des allures de romance pour adolescents regorgeant de poncifs destinés à placer le public cible en terrain connu (le père ne comprend pas sa fille; on peut compter sur la meilleure amie; l’amour est plus fort que tout et peut faire des miracles; on oublie vite l’ancien petit ami une fois qu’il s’est fait manger le cerveau par le nouveau!). Pourtant, l’ensemble est si intelligemment fait qu’il réjouira assurément un public bien plus large. Certes, Warm Bodies n’est peut-être pas le chef d’oeuvre de l’année, mais ce savant dosage de naïveté assumée et d’humour au décalage parfaitement contrôlé parvient à nous amadouer et à nous rendre si réceptif au film qu’on se laisse entraîner par son optimisme. Et s’il suffisait de tendre la main à l’autre pour faire tomber les murs qui séparent les hommes? C’est bien évidemment plus facile à dire qu’à faire, mais le temps d’un film, on finirait presque par croire que c’est possible!
 

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