FNC 2013: 10 (+7) films qui font très envie

7 octobre 2013

Du 9 au 20 octobre 2013 se déroulera à Montréal un des événements les plus attendus des cinéphiles montréalais. Comme chaque année, le Festival du Nouveau Cinéma nous donnera l’occasion de voir plusieurs films attendus avec impatience depuis des mois. Nous aurions pu facilement en choisir trente, mais avons décidé de nous imposer certaines contraintes et de n'en retenir que dix.
Les films dont les sorties sont imminentes ne seront ainsi pas retenus dans notre liste (ce qui élimine d’emblée des films comme Tom à la ferme, Le démantèlement, Diego Star, La Grande Bellezza, Heli, L’inconnu du lac… et quelques autres). Nous avons également décidé de ne conserver qu’un film par pays afin de montrer la diversité des origines des œuvres proposées. Avouons-le d’emblée, cette décision nous impose des choix difficiles, voire fort contestables. Ainsi, un film comme Tel père, tel fils, malgré son prix du jury obtenu lors du dernier festival de Cannes, n’a pas été sélectionné dans notre liste, au profit d’un film nettement moins fréquentable! Mais trêve de digressions: venons-en aux faits.
Puisque nous parlons de films peu fréquentables, commençons par la section Temps 0, qui nous offre régulièrement quelques pépites. Nous serons fidèles au rendez-vous, mais si nous ne devions en voir qu’un il s’agirait probablement de:
- Why Don’t You Play in Hell (Sion Sono, Japon). The Land of Hope, vu lors du dernier FNC, avait permis à Sion Sono de sortir de sa zone de confort… pour un résultat pas entièrement satisfaisant. Avec Why Don’t You Play in Hell, il semble bien décidé à revenir aux excès qui lui réussissent souvent à merveille. Nous l’attendons de pied ferme.
Si la section précédente donne parfois au FNC des allures de Fantasia, le festival donne surtout au public montréalais la possibilité de voir des films ayant récolté des prix dans les grands rendez-vous de l'année. Parmi ceux-ci, nous avons principalement retenu:
- Sacro GRA (Gianfranco Rosi, Italie). Jamais le festival de Venise n’avait accordé sa récompense suprême à un documentaire. C’est maintenant chose faite grâce à Gianfranco Rosi. Son Sacro Gra a en effet obtenu un Lion d’or que de nombreux observateurs trouvent bien mérité!
- Stray Dogs (Tsai Ming Liang, Taïwan). Lorsqu’il pleut des cordes sur Taipei, nous sommes généralement chez Tsai Ming Liang, souvent pour le meilleur, mais également parfois pour le pire. Le Grand prix du jury obtenu lors de la dernière Mostra de Venise nous laisse espérer une œuvre inspirée… Nous avons hâte d’en avoir le cœur net.
- Histoire de ma mort (Albert Serra, Espagne). Avec son dernier film, Albert Serra ne s’est pas contenté d’imaginer le rencontre entre Casanova et Dracula. Il est également reparti de Locarno avec un Léopard d’or… 
- Our Sunhi (Hong SangSoo, Corée). Ses détracteurs vous diront que rien ne ressemble plus à un film de Hong SangSoo qu’un autre film de Hong SangSoo. Ses inconditionnels vont diront que c’est tant mieux. Les autres vous diront simplement que malgré les similitudes, certains sont meilleurs que d’autre. Le Prix de la mise en scène obtenu à Locarno nous donne envie de ne pas passer notre tour cette année!
- Ilo Ilo (Anthony Chen, Singapour). Le nom de réalisateur ne vous dit peut-être rien… mais c’est tout à fait normal! Cette chronique familiale a en effet obtenu la Caméra d’or (meilleur premier long métrage) à Cannes cette année.
- Salvo (Fabio Grassadonia, Antonio Piazza, Italie). Le lecteur attentif aura probablement remarqué qu’il s’agit du deuxième film italien de la liste, malgré la règle préalablement fixée. Nous nous contenterons de dire en toute mauvaise foi que ce premier film (Grand Prix de la Semaine de la Critique à Cannes) est l’exception qui confirme la règle.
À côté de ces films primés, le FNC nous propose enfin des oeuvres de metteurs en scène qui accompagnent notre parcours de cinéphilie depuis bien longtemps, mais de manière fort irrégulière. Chaque nouveau rendez-vous se prépare avec un mélange de crainte et de respect. Espérons que cette édition se déroulera pour le mieux.
- La danse de la réalité (Alejandro Jodorowsky, Chili). Nous n’avions pas vu de film du réalisateur d’El Topo, La montagne sacrée ou Santa Sangre depuis 23 ans. Alejandro Jodorowsky revient enfin avec ce récit autobiographique que nous attendons avec une grande impatience.
- Goltzius et la compagnie du Pélican (Peter Greenaway, Royaume-Uni). Comme Alejandro Jodorowsky, Peter Greenaway n’a jamais donné l’impression de reculer devant ses idées les plus folles ou improbables. L’âge ne semble pas vouloir le faire changer, et c’est très bien comme ça. Espérons simplement qu’il vise juste!
- La Jalousie (Philippe Garrel, France). Contrairement aux deux réalisateurs précédents, Philippe Garrel s’assagit avec le temps. Le lit de la vierge ou La cicatrice intérieure nous semblent maintenant bien loin et son cinéma se fait depuis quelques années de plus en plus accessible. Si le talent est toujours là, c’est le principal!
Ces dix films (plus sept) ne sont qu’un petit aperçu d’une programmation très alléchante… le plus dur reste de faire un choix!
À vous de jouer.
 

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