Jack Ryan: Shadow Recruit (Jack Ryan: Recrue dans l'ombre)*½

17 janvier 2014

Analyste pour la C.I.A., Jack Ryan (Chris Pine) doit aller en Russie pour empêcher un complot organisé par un magnat local (Kenneth Branagh) contre l’économie américaine. En même temps il devra également gérer une relation vacillante avec sa conjointe (Keira Knightley) qui ne connaît rien à sa réelle profession.

Réalisé par Kenneth Branagh | Dans les salles du Québec le 17 janvier 2014 (Paramount Pictures)

Dans l’image du monde créée par Hollywood, Jack Ryan: Shadow Recruit apparaît à la fois comme un effort pour uniformiser les auteurs (et faire de Tom Clancy un double de Robert Ludlum) et pour changer Kennet Branagh en réalisateur de films américains commerciaux. En s’octroyant le rôle du vilain, le cinéaste / acteur se donne peut-être le meilleur rôle mais ne réussit malheureusement pas à rehausser le niveau de ce thriller au patriotisme dégoulinant.
Le film raconte l’origine du personnage éponyme créé par Tom Clancy, mais l’espionnage et les nouvelles technologies sont rapidement délaissés au profit d’une intrigue amoureuse pataude et de nombreuses scènes d’action. Cela ne serait aucunement problématique si ces dernières étaient réussies, mais elles sont en réalité brouillonnes, plutôt informes et finalement assez ennuyeuses.
Tout cela semble pris avec un terrible sérieux, ce qui rend la moralité absurde du film un peu plus difficile à faire passer. Le personnage féminin, qui constitue l’aspect romantique du récit, n’est qu’un obstacle au héros pour la majeure partie du film. Le protagoniste principal n’a comme rêve que de rencontrer les dirigeants de son pays. Les méchants sont des Russes au fort accent et accros à la vodka. Tout cela est bien simpliste. De la part d’un réalisateur anglais ayant signé par le passé de solides adaptations de Shakespeare, un tel film est désolant.
 

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