Ted 2 ***

26 juin 2015

Alors qu’il entreprend des démarches pour avoir un enfant avec sa nouvelle épouse, Ted découvre qu’il n’est pas une personne aux yeux de la loi. Dès lors, il doit se battre pour faire valoir ses droits.

Réalisateur : Seth MacFarland| Dans les salles du Québec le 26 juin 2015 (Universal Pictures)

Il faut prendre Ted 2 pour ce que c’est : un délire post-adolescent qui s’emploie à repousser les limites de la vulgarité tout en multipliant les références à la culture populaire. Si cette prémisse vous convient, vous allez rire du début jusqu’à la fin. Seth Macfarland navigue dans sa zone de confort avec son humour scatologique rehaussé de punchs qui font office de mises en abîmes aussi bien que d’hymnes au mauvais goût. Les répliques cinglantes fusent à tout moment et derrière chaque bouffonnerie se cache un gag inattendu qui fait mouche la plupart du temps. La recette est connue et le créateur de Family Guy recycle sa formule tout en corrigeant les erreurs du premier film. Il nous épargne entre autre l’arc dramatique qui alourdissait la finale de l’opus précédent. Ici, nulle volonté de raconter une histoire cohérente. Les tableaux se succèdent avec pour seul objectif de nous faire rire. Les caméos sont nombreux et jouent à fond la carte de l’autodérision.
Mais Ted 2, c’est aussi (et peut-être avant tout) un feu roulant de clins d’œil au cinéma populaire. D’Un tramway nommé Désir à Jurassik Park, en passant par la comédie musicale et les incontournables de la science-fiction, chaque séquence (ou presque) fait référence à un classique. On notera également deux hommages au réalisateur John Hugues qui fut certainement une source d’inspiration pour MacFarland. En outre, la finale qui se déroule dans un Festival Comicon ravira les nostalgiques du cinéma des années des années 80 et force est d’admettre que la mise à mal est savoureuse.
Mark Whalberg reprend son personnage original et prouve encore une fois qu’il possède un réel talent comique tandis qu’Amada Seyfried remplace Mila Kunis avec bonne humeur dans le rôle de la belle de service.
Bien sûr, on ne parle pas d’un grand film et il est peu probable que cette mouture laisse un souvenir impérissable dans l’esprit du spectateur. La mise en scène s’apparente davantage à la télévision qu’au cinéma et l’intrigue décousue, de même que l’absurdité de certaines séquences, empêche le film d’emporter une adhésion complète. Il n’empêche que Ted 2 est plus drôle que le premier et en soit, c’est déjà un exploit.
 

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