The Finest Hours (Les heures de gloire) **

29 janvier 2016

Lors d’une tempête d’une rare violence, un pétrolier se brise en deux. Le garde côte Bernie Webber (Chris Pine) et quelques volontaires acceptent de braver des conditions particulièrement dangereuses pour tenter de sauver les marins réfugiés dans la poupe du bateau.

Réalisateur: Craig Gillespie | Dans les salles du Québec le 29 janvier 2016 (Walt Disney Pictures Canada)

Certains films donnent l’impression d’être de beaux gâchis. The Finest Hours est de ceux-là. Il comporte en effet quelques points très positifs: les scènes qui décrivent le pétrolier ou la petite embarcation des gardes-côtes faisant face à la tempête sont particulièrement réussies, tout comme celle du sauvetage de l’équipage ou sa lutte pour maintenir à flot le pétrolier littéralement coupé en deux. Ces scènes très impressionnantes auraient facilement pu pousser le film vers le haut. Malheureusement, le scénario semble tout faire pour leur donner le moins d’importance possible, comme s’il voulait empêcher le spectateur de se laisse entraîner avec les marins dans cette lutte acharnée contre les éléments.
Le choix de passer sans cesse du pétrolier à l’embarcation des gardes-côtes limite un peu l’efficacité des scènes, mais l’ensemble aurait pu se tenir malgré tout. Par contre, en intercalant des scènes montrant l’angoisse de la future femme du héros en devenir (Holliday Grainger), toujours impeccablement coiffée et maquillée alors qu’elle est prise en pleine tempête de neige, les scénaristes ont pris une décision catastrophique. En plus d’être ridicules, ces scènes cassent un rythme qui ne parvient jamais à être haletant (alors que la réalisation des scènes d’action avait toutes les qualités requises pour y parvenir). De plus, ce choix implique une mise en place trop longue (la naissance d’un amour fait pour durer) et aboutit à une fin dont les velléités lacrymales renforcées par la musique idoine sont particulièrement ridicules.
Le film avait tout pour être un captivant film d’action d’1h30. Il n’est au final qu’un piètre mélo de 2h. Dommage!
L'avis de la rédaction :

Jean-Marie Lanlo: **
Martin Gignac: **½
 

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