Hail, Caesar ! (Ave, César!) **

5 février 2016

Suite à la disparition de la vedette Baird Whitlock (George Clooney), le producteur d’un film sur César (Josh Brolin) se retrouve pris bien malgré lui dans une série de péripéties.

Réalisation : Ethan Coen, Joel Coen | Dans les salles du Québec le 5 février 2016 (Universal)

Suite au fort réussi Inside Llewyn Davis, les réalisateurs Ethan et Joel Coen nous reviennent avec une comédie qui entreprend de rendre hommage au cinéma classique hollywoodien. Ainsi, un producteur chevronné tente de terminer le tournage d'un film historique sur la rencontre entre un soldat de l'armée romaine et Jésus Christ (George Clooney en soldat romain a d'ailleurs des airs de Victor Mature qui tenait un rôle similaire dans The Robe d'Henry Koster).
Le concept d'un film dans le film a maintes fois été exploré au cinéma. Dans cette mise en abîme qu'est Hail, Caesar!, les films dans le film (on assiste à des visionnements de prises tournées ainsi qu’à des tournages de scènes sur différents plateaux) ne servent qu'à justifier les frasques parfois comiques de la vie réelle. Le scénario, construit sur une journée, énonce sans réelle cohésion une série d'anecdotes ludiques sur l'âge d'or du cinéma américain ainsi que sur cette époque. La multiplication des pistes narratives justifiée par la nature du personnage principal (interprété sobrement par Josh Brolin) nous laisse sur notre faim. Les différents personnages (on pourrait aller jusqu'à dire vedettes) qui croisent son chemin sont si peu développés qu'ils auraient pu être coupés de l'histoire sans qu’elle n'en soit affectée.
De plus, le film parsemé de clins d’œil oscille laborieusement entre parodie et hommage. Certes, les réalisateurs maîtrisent bien le sujet de leur affection (on sent des clins d’œil à Howard Hawks, George Stevens, Vincente Minnelli, George Cukor, Joseph L. Mankiewicz, Cecil B.DeMille et bien d’autres), mais on ne peut s'empêcher d'être perplexe face au résultat. 
Ce produit de l'usine à rêves (tel qu'on nommait les grands studios de cinéma à l'époque) qu'est Hail, Caesar! nous offre donc des vedettes, un scénario inégal et une morale bonbon... mais ne réussit ni à faire rêver le spectateur, ni à remettre en question cette période mythique de l'histoire du cinéma.
L'avis de la rédaction :

Miryam Charles: **
Jean-Marie Lanlo: **
 

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