Chuck **½

19 mai 2017

En 1975, un boxeur poids lourd peu connu du New Jersey a la chance de combattre contre le champion du monde Muhammad Ali. Après ce digne échec, il connaît un regain de popularité avec la sortie du film Rocky qui s’inspire de son histoire.

Réalisateur: Philippe Falardeau | Dans les salles du Québec le 19 mai 2017 (Entract Films)


Ce second long métrage tourné en anglais par le réalisateur de Monsieur Lazhar s’inspire de la vraie vie du boxeur américain Chuck Wepner. Surnommé le "Bayonne Bleeder", ce dernier est surtout connu pour avoir tenu presque 15 rounds (il perd par K.O. lors des dernières secondes du combat) devant le champion Muhammad Ali. Il est également l’inspiration de Sylvester Stallone pour son célèbre personnage de Rocky Balboa.
Mêlant éléments d’archives et reconstitution d’époque assez conforme, Falardeau s’inspire de certains maîtres du genre. Nous pensons notamment à Martin Scorsese pour son utilisation de la voix off et la construction dramatique de son récit ou encore à Spike Lee dans Summer of Sam pour sa reconstitution d’époque et son atmosphère fiévreuse. Si l’illustration convainc en partie et la mise en scène ne manque pas d’élan, le film souffre d'un manque sérieux de profondeur. Chuck n’est rien de moins qu’un nouveau drame biographique qui, à l’image de son personnage-titre, est nourri de hauts et de bas. En ce sens, le dernier tiers du film est particulièrement faible. Outre le bref moment de gloire vécu par son protagoniste, l’histoire de ce boxeur médiocre est somme toute assez banale. Dès lors que Wepner se frotte à l’échec de ne pas être en mesure de collaborer avec Stallone pour la suite de Rocky,  la partie consacrée à sa chute professionnelle et sentimentale se transforme en déchéance convenue qui passe par le divorce, l’abus d’alcool et de drogue et l'emprisonnement.
Malgré les réserves, la distribution est uniformément solide et Liev Schreiber est convaincant dans le rôle-titre. Bien qu’il soit beaucoup plus âgé pour le rôle, l’acteur californien de 49 ans (Wepner en avait 36 lorsqu’il a affronté Muhammad Ali) offre une performance nuancée et crédible. Dans des rôles moins étoffés, ses partenaires (Naomi Watts et Elisabeth Moss) offrent des performances tout aussi justes. 
L'avis de la rédaction :

Pascal Grenier: **½
Jean-Marie Lanlo: **½
Martin Gignac: **½
Olivier Maltais: ***
Ambre Sachet: **
 

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