Rien à déclarer **

26 août 2011


1er janvier 1993: l’Europe fait un grand pas en avant et les frontières intra communautaires sont abolies. Pour lutter contre les différents trafics qui risquent de s'accroître entre les pays européens, une nouvelle brigade internationale de douane volante est créée. À la frontière franco-belge, un douanier belge, francophobe de père en fils (Benoît Poelvoorde), se voit contraint de faire équipe avec un douanier français (Dany Boon) amoureux en secret de sa charmante sœur (Julie Bernard) visiblement plus francophile que le reste de sa famille.

Réalisateur: Dany Boon │ En salles le 26 août 2011 (Films Seville)

Auréolé de l’incompréhensible succès de son Bienvenue chez les Ch’tis, Dany Boon revient à la charge pour nous parler une fois de plus du Nord de la France qu’il connait si bien, reprenant au passage les mêmes éléments (un appel à la tolérance assaisonné d’une intrigue sentimentale où il se réserve le rôle de bourreau des cœurs). Peut-être par soucis d’en faire toujours plus, une intrigue policière aussi ridicule qu’inutile vient s’ajouter à l’ensemble. Malgré un message indigeste car pétri de trop bonnes intentions que seuls des imbéciles xénophobes refuseraient de cautionner, le résultat est pourtant moins mauvais que Bienvenue chez les Ch’tis. Le mérite n’en revient ni au scénario, ni à la mise en scène toujours aussi peu inspirée, ni à Dany Boon (incapable de donner une réalité comique à son Dom Juan Bourvillo-DeFunesien), ni même aux deux ou trois gags agréables bien qu’insuffisants pour élever le niveau de l’ensemble. C’est à un acteur nettement supérieur à son homologue français que l’on doit le meilleur du film: Benoît Poelvoorde. Il parvient en effet à lui seul à rendre ce film presque fréquentable (à condition certes de se sentir particulièrement peu exigent).
Vous l’aurez compris: Poelvoordophobes s’abstenir!
 

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