Cellule 211 / Cell 211 (Celda 211) **½

30 septembre 2011

Juan (Alberto Ammann), en plus d’être un conjoint parfait, est également fort zélé puisqu’il décide la veille de son affectation de visiter la prison dans laquelle il s’apprête à prendre ses fonctions. Fort malencontreusement, c’est justement à ce moment que les prisonniers organisent une émeute. De peur que sa véritable identité n’éclate au grand jour, Juan décide de se faire passer pour un détenu.

Réalisateur: Daniel Monzon │ En salles le 30 septembre 2011 (Remstar)

Celda 211 est un film de prison jouissant d’une belle réputation (huit Goya, dont ceux du meilleur film, meilleur réalisateur et meilleur acteur). On s’attend donc à un travail de mise en scène susceptible de nous faire ressentir la tension inhérente au genre (d’autant plus que nous sommes ici dans le sous-sous-genre du film d’émeute carcérale). Pourtant, ce qui étonne rapidement le spectateur, c’est la bêtise des personnages : bêtise du héros qui décide de visiter la prison où il vient d’être affecté avant même sa première journée de travail, bêtise des ouvriers qui lui font tomber des débris sur la tête, bêtise de ses futurs collègues qui ne l’emmènent pas à l’infirmerie mais le mettent dans une cellule vide, etc. Mon énumération ne concerne que les 15 premières minutes, mais je pourrais continuer jusqu’au générique de fin et ajouter à la liste bon nombre de hasards vraiment malencontreux. S’il faut des idées pour écrire un scénario, il faut aussi éviter de se livrer à une collection d’inepties. Tout cela est fort dommage car la mise en scène assure tout de même le minimum, les acteurs ne sont pas mauvais, l’idée de base est intéressante, et le film se laisse voir avec plaisir... à condition toutefois de mettre son esprit critique en position OFF!
 

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