Miss Bala ***

10 février 2012

Laura (Stephanie Sigman), une jeune et belle Mexicaine, souhaite devenir une reine de beauté. Le hasard la placera malheureusement au mauvais endroit au mauvais moment. Après avoir été kidnappée, elle se retrouve embrigadée dans le monde cruel des narcotrafiquants.

Réalisateur: Gerardo Naranjo | Dans les salles du Québec le 3 février 2012 (Métropole Films Distribution)

Avec Miss Bala, Gerardo Naranjo n’aborde pas le sujet du narco trafique de front. Il choisit plutôt de le faire par l’intermédiaire d’une jeune femme entraînée malgré elle dans l’enfer d’un cartel. Il la montre contrainte d’agir contre son gré, exécutant les ordres à la manière d’un vulgaire pantin. Cette approche intéressante permet au réalisateur de placer son héroïne (et le spectateur) en marge de l’organisation (le fonctionnement du gang ou les affrontements avec les forces de l’ordre sont omniprésents mais toujours périphériques), ce qui confère au film un ton particulier (et probablement sa force principale). Il démontre en effet à travers le personnage de Laura (Stephanie Sigman, impeccable) comment la population de certaines régions mexicaines est impuissante face à l’omniprésence de la violence, continuellement confrontée au crime et incapable d’y échapper. Paradoxalement, ce choix constitue aussi la faiblesse du film. En effet, malgré une approche graphique privilégiant le réalisme, Miss Bala donne souvent l’impression d’être une sorte de cauchemar impossible à force d’évoluer entre ces deux univers (celui de la vie quotidienne et celui du narco trafique) ce qui réduit la portée de son propos. Cela n’empêche en rien Miss Bala d’être un film fascinant qui mérite assurément d’être vu!
 

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