Project X (Projet X) *

2 mars 2012

Trois adolescents décident d’organiser une fête d’anniversaire «épique» pour tenter de changer de statut social.

Réalisateur: Nima Nourizadeh | Dans les salles du Québec le 2 mars 2012 (Warner Bros. Canada)

Filmé caméra à l’épaule par un étrange jeune homme, Projet X met de l’avant trois joyeux lurons qui organisent une énorme fête, dont ils perdent rapidement le contrôle. Avant même d’avoir le temps de crier «vodka-canneberges!», la fête dégénère. S’ensuivent une série de plans d’adolescentes à poil et en chaleur, de jeunes en camisoles qui boivent de la bière avec un boyau d’arrosage, un nain agressif (mais qu’ont-ils avec les nains ?), un Yorkshire teint en rose, un petit gros aux cheveux bouclés et lunettes rondes (ça va de soi !) qui devient don juan grâce à la magie de l’alcool, etc. Les clichés s’enchaînent frénétiquement et rien ne nous est épargné. Ils sont livrés un à la suite de l’autre, jusqu’à l’incontournable conclusion remplie de «bons» sentiments.
Big Party, Enormous Party ou, plus simplement, Turbo-Supra-Jumbo Party, auraient été des titres plus appropriés pour ce film qui se veut, en fin de compte, un sempiternel film d’adolescents saouls. L’utilisation du mot Project n’est qu’un leurre qui laisse sous-entendre un twist. Ce ne sera en bout de ligne qu’une grosse fête d’adolescents superficiels. 88 minutes de scènes prévisibles s’enchaînant et se concluant sans même nous offrir la moindre variation sur le genre.
Malgré la minceur du scénario dans lequel ils doivent évoluer, la chimie entre les trois acteurs principaux opère. Oliver Brown, dont c’est le premier long-métrage, tire ici son épingle du jeu en apportant une touche de légèreté à l’ensemble. C’est trop peu pour rendre le film digeste, mais un petit remontant pour nous aider à endurer le visionnement de cette coquille vide qu’est Project X.
 

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