Angèle et Tony **½

13 avril 2012

Angèle (Clotilde Hesme), belle, fragile et paumée, se livre à des amants de passage. Tony (Grégory Gadebois), marin pêcheur sans vivant encore avec sa mère, cherche l’âme sœur. Les deux univers a priori aux antipodes vont se rencontrer.

Réalisatrice: Alix Delaporte | Dans les salles du Québec le 13 avril 2012 (Métropole Films Distribution)

Le point de départ d’Angèle et Tony n’est pas particulièrement passionnant (même si un Téchiné de la grande époque aurait pu en faire quelque chose d’intéressant), et après une courte phase peu probable, l’histoire devient ensuite très prévisible : une fois les différents protagonistes installés, les situations s’enchaînent avec un mélange de banalité et de naïveté qui pourrait presque agacer. Pourtant, les belles qualités d’interprétation (Grégory Gadebois en marin au grand cœur et Clotilde Hesme en femme fragile au regard de bête traquée), la sensibilité de la mise en scène et quelques petits instants magiques (un plan sur un visage traversé par un soupçon d’espoir, quelques moments d’une vérité rare) parviennent à rendre agréable l’ensemble, mais surtout à nous donner envie de suivre la carrière d’Alix Delaporte, qui signe ici un premier film malgré tout prometteur.
Cependant, pour son deuxième film, nous lui souhaitons de faire attention à son scénario. De la sensibilité à la sensiblerie, il n’y a qu’un pas… Il serait regrettable qu’elle le franchisse.
 

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