KIlling Them Softly (La mort en douce) **½

30 novembre 2012

Le tueur à gages Jackie Cogan (Brad Pitt) est chargé de remettre un peu d’ordre après un vol à main armé pratiqué lors d’un tournoi de poker clandestin.

Réalisation: Andrew Dominik | Dans les salles du Québec le 30 novembre 2012 (Alliance Vivafilm)

Killing Them Softly illustre bien qu’une somme de qualités indéniables n’aboutit pas toujours au résultat souhaité. Le scénario, très riche en dialogues savoureux, prend comme toile de fond (avec un mélange de pertinence et de cynisme) la première élection du futur président Barack Obama et démontre aux rêveurs et utopistes de tous poils qu’il faut plus qu’un président noir et des belles promesses pour changer en profondeur un pays. Les acteurs, Brad Pitt en tête, sont irréprochables. La photo signée Greig Fraser nous plonge d’emblée dans une société en pleine déliquescence. Les effets de mise en scène d’Andrew Dominik (rares mais percutants) devraient plaire aux amateurs de fulgurances graphiques. Cependant, cette petite liste de points positifs ne parvient jamais à former un tout satisfaisant. Au contraire, l’association de ces belles qualités forment un ensemble plutôt indigeste. Les dialogues finissent par tourner au plaisir d’écriture égocentré et le cynisme de plus en plus fabriqué finit par sombrer dans la facilité. À l’arrivée, le film provoque chez le spectateur un léger désintérêt malheureusement plus lié à l’ennui suscité qu’au sentiment de malaise qu’il aurait dû provoquer. Sans être franchement loupé, il passe simplement à côté de ce qu’il aurait pu être!
 

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