Jack the Giant Slayer (Jack le chasseur de géants) **

1 mars 2013

Pour secourir une princesse (Elanor Tomlinson) retenue prisonnière par des géants dans le ciel, les gardes du roi reçoivent l’aide d’un jeune homme courageux (Nicholas Hoult).

Réalisateur : Bryan Singer | Dans les salles du Québec le 1er mars 2013 (Warner Bros.)

On a toujours eu un capital de sympathie pour le cinéaste Bryan Singer. Révélé par le magistral The Usual Suspects, qui est un des meilleurs suspenses américains des dernières décennies, il a lancé au cinéma une populaire licence de bande dessinée (les deux premiers et excellents X-Men), tout en donnant un second souffle à un héros moribond (avec le mésestimé Superman Returns). Suite au potable Valkyrie qui aurait pu être bien meilleur, il frappe son premier vrai mur avec Jack the Giant Slayer.
Remettre au (mauvais) goût du jour de vieux contes est la norme ces dernières années dans le cinéma hollywoodien et c’est toujours triste de voir un réalisateur saboter son talent et son temps pour rentrer dans le rang. Hésitant constamment entre la farce enfantine et le drame violent pour adultes, cette fantaisie n’est guère opérante. Dès le départ, les effets spéciaux laissent grandement à désirer et les enjeux ne sont guère élaborés. Même si les personnages ne semblent pas toujours se prendre au sérieux, ce n’est pas une raison pour multiplier les sous-intrigues qui ne servent finalement à rien.
Au lieu de céder aux élans fantastiques à la Hobbit avec sa 3D assez inutile, il aurait été souhaitable de resserrer le scénario, de limiter les péripéties et d’en mettre plein la vue. Cela aurait été possible avec une meilleure vision du sujet et des individus s’éloignant des archétypes. Malheureusement, aussi compétent soient-ils, les Nicholas Hoult, Eleanor Tomlinson, Ewan McGregor, Stanley Tucci, Ian McShane et Bill Nighy n’ont presque rien à défendre.
Arrivant seulement une semaine avant le très attendu Oz de Sam Raimi qui semble supérieur en tous points, Jack the Giant Slayer est une production paresseuse et anonyme qui aurait pu être divertissante mais qui sent tellement la formule que le public finit par décrocher avant la fin. C’est d’autant plus regrettable que c’est justement dans la seconde partie que se trouvent les meilleurs éléments du récit. Finalement, la bande-annonce sans relief était très représentative du projet en place…
 

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