Émilie ½

19 avril 2013

La veille de son mariage et de son départ pour l’étranger en compagnie de son futur époux, Émilie (Émilie Bibeau) se retrouve confrontée à un imbroglio sentimental.

Réalisateur: Guillaume Lonergan | Dans les salles du Québec le 19 avril 2013 (Radio-Canada)

À l’origine, Émilie était une websérie interactive. L’expérience se prolonge maintenant au cinéma puisqu’Émilie devient un film. Pour être plus juste, Émilie prétend devenir un film et ressemble malheureusement plus à une synthèse d’une heure et demi d’une série sans intérêt dont les situations rocambolesques sont perpétuellement dénuées du petit grain de folie qui aurait pu permettre à l’ensemble de tenir debout. Nous nous retrouvons donc face à une succession de personnages qui s’agitent dans tous les sens dans l’espoir de nous faire croire qu’il se passe quelque chose. En réalité, nous ne voyons rien d’autre que des acteurs s’empêtrant laborieusement dans leurs médiocres répliques en essayant de donner forme à des personnages consternants (pauvre Pascale Bussières!). Seul Patrick Drolet, dans le rôle de l’amoureux de toujours aux allures de victime (mais véritable manipulateur consternant de bassesse), parvient à apporter suffisamment de folie pour permettre à son personnage d’être autre chose que sa propre caricature. S’il nous donne à lui seul les quelques instants les moins consternants de ce piètre Émilie, il ne peut cependant rien faire pour éviter le naufrage!
La question que l’on a envie de se poser est: Espère-t-on attirer des spectateurs dans les salles avec ce film, ou Émilie (le film) n’est-il pas qu’un événement purement marketing destiné à promouvoir la série-web?
En fait, la véritable question serait plutôt: Mais de qui se moque-t-on?
 

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