IRON MAN 3 **

3 mai 2013

Alors que le président des États-Unis est sous la menace d'un terroriste sans scrupules (Ben Kingsley), Tony Stark, alias Iron Man (Robert Downey Jr), est contraint de déjouer un plan machiavélique pour sauver une fois de plus le monde.

Réalisateur : Shane Black | Dans les salles du Québec le 3 mai 2013 (Buena Vista)

Shane Black, le scénariste chéri du cinéma d'action des années 90 (Lethal Weapon, Last Action Hero) effectue un retour au genre qui a fait sa renommée. Cependant, le passage à la nouvelle génération de films d'action ne s’est pas fait aisément et le réalisateur / scénariste n’est pas parvenu à insuffler un nouvel intérêt à la franchise.
Tout comme la majorité des produits dérivés pour le cinéma de l'usine Marvel (Thor demeure peut-être la seule exception, car le film possède une qualité shakespearienne indéniable), Iron Man 3 peine à se distinguer des deux précédents volets. On pourrait aisément rabouter dans le désordre les deux Iron Man ainsi que The Avengers en un seul film sans qu'on puisse distinguer la moindre nuance de ton entre les trois mise en scène (Favreau, Black et Whedon). La seule distinction se trouve au niveau des aventures que les héros auront à suivre (l'ultime résolution étant de sauver le monde).
Iron Man 3 est un film à l'image de son héros : confus. Il n'y a malheureusement aucun répit dans le montage qui laisserait le temps de révéler une profondeur de caractères chez les personnages qui ressemblent finalement à une bande de pantins sur pattes pour qui la loi du talion reste la seule voie possible. Dans un constant besoin de rétablir l'ordre (ici, face à une menace terroriste étrangère), le scénario nous impose une vision du monde particulièrement simpliste.
Cependant, malgré une quantité importante de défauts, le film risque tout de même de plaire. Robert Downey Jr est égal à lui même dans le rôle de l'homme de fer et ses interactions avec les autres membres de la distribution (Gwyneth Paltrow, Ben Kingsley, Guy Pearce, Don Cheadle) sont souvent amusantes. De plus, le thème de la création des monstres qui ouvre le film est des plus intéressants (on passe graduellement d'une menace étrangère à une menace intérieure) et les effets visuels sont particulièrement réussis. Il est donc fort probable que les millions de dollars investis soient rentabilisés. Si l’on ajoute une grosse campagne publicitaire, de jolies femmes, quelques explosions et par-dessus tout un héros qui sauve les États-Unis, on se dit que c'est presque gagné d'avance.
 

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