Elysium **½

9 août 2013

En 2154, l’humanité est divisée en deux. Les nantis vivent sur la station spatiale Elysium, une véritable planète idéale miniature. Les pauvres restent sur Terre, réduite à l’état de ghetto géant où la pauvreté règne. À la suite d’un accident, Max (Matt Damon) se voit contraint de rejoindre Elysium s’il veut survivre. Si sa mission réussit, il pourra également dans le même temps rétablir l’égalité entre les humains.

Réalisateur: Neill Blomkamp | Dans les salles du Québec le 9 août 2013 (Sony Pictures)

Le point de départ d'Elysium, avec l’humanité divisée en deux mondes distincts, est intéressant. La description de ce Los Angeles du 22e siècle est de surcroît une belle réussite (qui n’est pas sans rappeler ce qui faisait la force de District 9). La terre est un bidonville immense où les opérations de maintien de l’ordre sont effectuées par des robots, et où même ce qui est lié à la haute technologie (fabrication de robots, insertion d’une puce électronique dans le cerveau, etc.) semble plus relever de l’industrialisation du début du 20e siècle que des techniques du futur.
Si ces aspects sont très convaincants, le reste l’est malheureusement beaucoup moins: l’intrigue manque de rigueur dans son développement et la référence à l’immigration clandestine possède un potentiel intéressant qui est trop naïvement surexploité.
La création de ce nouveau (double) monde est donc réussie, la mise en scène parvient à générer une tension évidente (malgré certaines scènes d’action presque illisibles), mais les trop grosses lacunes au niveau de l'écriture ne permettent pas au film de combler pleinement les attentes suscitées par un bon début. Si, pour son prochain film, Neill Blomkamp pouvait mettre la main sur un coscénariste compétent, ça serait parfait!
 

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