Jappeloup **½

6 septembre 2013

Au début des années 80, Pierre Durand (Guillaume Canet) abandonne sa carrière d’avocat pour revenir à ses vieilles amours: le saut d’obstacle. Il décide de tout miser sur Jappeloup, cheval trop petit et trop caractériel, mais disposant d’une détente hors du commun. Après une victoire aux championnats de France, les JO de Los Angeles se soldent par un désastre. Quatre ans plus tard, Séoul leur apportera l’or!

Réalisateur: Christian Duguay | Dans les salles du Québec le 6 septembre 2013 (Les Films Séville)

L’histoire digne d’un conte de fée (largement réécrite pour son passage au cinéma), la volonté affichée de plaire au plus grand nombre et la mise en scène signée Christian Duguay ne laissaient rien présager de bon et le film n’est en effet pas dénué de faiblesses: si Guillaume Canet acteur est une nouvelle fois irréprochable, Canet scénariste l’est beaucoup moins. Une fois de plus trop porté vers le mélo (souvenons-nous des Petits mouchoirs), il a tendance à multiplier les moments trop prétendument émouvants mais en réalité largement superflus. Cette faiblesse est d’ailleurs accentuée par la musique qui, même si elle est plutôt de bonne facture, n'est pas toujours très bien employée.
Pourtant, Jappeloup parvient a aller au-delà de nos attentes, et peut même être considéré comme une petite surprise en raison d’indéniables qualités: les dialogues (du moins ceux qui n'appartiennent pas aux scènes superflues) sont très bien écrits, les acteurs sont excellents et la mise en scène, sans prétendre réinventer quoi que ce soit, est largement supérieure à la moyenne de ce genre de production. Christian Duguay, habile pour filmer les lieux et les ambiances, est également attentif à ses personnages, leurs regards, leurs gestes. De surcroît, il connaît les cheveux (il a failli appartenir à l'équipe olympique canadienne), tout comme Guillaume Canet (qui a participé aux championnats de France junior), et cela se voit et se ressent.
Jappeloup est donc un film grand public certes mineur et gâché par une trop grande envie d’émouvoir un peu artificiellement, mais il faut bien avouer que l’ensemble est rondement mené et ne manque pas d’une certaine efficacité!
 

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