20 ans d’écart **½

25 décembre 2013

Alice Lantens (Virginie Efira) est en lice pour devenir la prochaine rédactrice en chef du magazine «Rebelle» et possède toutes les qualités professionnelles pour y parvenir. Malheureusement, son image de quarantenaire un peu coincée n’est pas très en phase avec l’esprit du magazine. Elle s’invente alors une idylle avec un jeune étudiant de près de 20 ans son cadet (Pierre Niney).

Réalisateur: David Moreau | Dans les salles du Québec le 25 décembre (Les Films Séville)

Pour son troisième film (mais son premier en solo), David Moreau nous surprend totalement. Il délaisse en effet le cinéma d’horreur (après Ils et The Eye) pour aller vers la comédie romantique.
Avec 20 ans d’écart, il semble prendre plaisir à humer l’air du temps (la mode des cougars, l’importance croissante de l’image que l’on fabrique (et véhicule) dans la réussite sociale, l’évolution lente des mœurs à propos de certains sujets (qu’un homme sorte avec une femme de 20 ans sa cadette est normal… l’inverse beaucoup moins), etc.). Les éléments cités servent de toile de fond, mais jamais le réalisateur n’insiste trop lourdement dessus. Il préfère se consacrer à sa comédie romantique, respectant les règles du genre (un couple improbable, des malentendus, une séparation et une fin très attendue).
Le film avait tout pour être poussif aux yeux des non amateurs du genre. Il parvient pourtant à se hisser au dessus de la moyenne grâce à un casting impeccable. D’une part, le personnage féminin possède un visage un peu poupin, ce qui n’entrave en rien sa beauté mais la rend plus accessible aux yeux d’un post-adolescent. D’autre part, avec sa légère maladresse et son physique à l’opposée du jeune séducteur de femmes mûres, le personnage masculin a tout du petit grain de sable qui peut dérégler la parfaite mécanique de la quarantenaire pour qui seule la réussite professionnelle est source d’épanouissement. De plus, le duo est capable de faire rire sans abuser d’effets de manches et finit par former un couple qui fonctionne à merveille.
Bien sûr, la fin est ridicule, le film est sans surprise et le tout s’oubliera très vite, mais les acteurs et l'enchaînement efficace des différentes scènes nous permettent de passer 1h30 de manière très divertissante… ce qui n’est déjà pas si mal!
 

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