Bad Words **½

28 mars 2014

Guy Trilby (Jason Bateman), la quarantaine, profite d’une faille dans un règlement pour s’inscrire à un concours d’épellation normalement réservé aux enfant de dix ans. Il espère ainsi régler ses comptes avec un épisode douloureux de son passé.

Réalisateur: Jason Bateman | Dans les salles du Québec le 28 mars 2014 (Les Films Séville)

Pour ses débuts à la direction d'un long métrage, Jason Bateman se rappelle qu'il a été acteur dès son plus jeune âge (La petite maison dans la prairie) et s'entoure d'enfants. Nous sommes ici cependant bien éloignés de l'esprit de notre jeunesse télévisuelle puisque le mauvais goût et les vilains mots fortement présents dans Bad Words auraient fait rougir de honte Charles Ingalls. Avoir recours aux services d'une prostituée à la poitrine opulente pour faire un cours de science naturelle à un enfant de 10 ans ou faire croire à une pré-adolescente qu'elle est devenue une femme en mettant du ketchup sur son siège ne sont que quelques exemples qui pourraient faire passer le film de Jason Bateman pour scabreux. Cependant, si le néo cinéaste ne semble pas avoir peur d'aller trop loin, il a le mérite de savoir doser ses excès et n'en abuse jamais. Comme sa direction d'acteur ne joue pas la carte de l'outrance et que sa mise en scène est très sage, il réussit même à tenir la distance sans s'essouffler ni lasser ses spectateurs. Il parvient ainsi à donner un minimum de substance à son personnage et à faire preuve d’une belle acuité dans son observation de l'univers des compétitions pour enfants.
Au final, son film certes mineur est plutôt agréable. Il nous donne même envie de recroiser la route de Jason Bateman réalisateur…
 

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