Le scaphandrier *½

20 février 2015

Une jeune journaliste (Edith Côté-Demers) tente d'élucider le mystère entourant une série de meurtres particulièrement sanglants.

Réalisateur : Alain Vézina | Dans les salles du Québec le 20 février 2015 (Filmoption International)

Le scaphandrier est un film qui semble vouloir porter plusieurs chapeaux sans complètement y arriver. Dès le départ, le réalisateur nous immerge dans un univers d'horreur inimaginable pour ensuite nous assommer avec des scènes informatives qui frôlent le ridicule (impression amplifiée par une direction d'acteurs qui laisse à désirer). Toute la problématique du film tient dans le mauvais dosage entre mystères et justifications. D'une part le scénario ne parvient pas à nous faire croire au climat de peur qui règne hypothétiquement sur l'île. D'autre part, les motivations des personnages sont tellement surexploitées qu'ils finissent par devenir des pantins destinés à être mis à mort tout au long du film.
Tout ceci est d'autant plus regrettable qu'au niveau technique, Le scaphandrier est particulièrement réussi. La direction artistique, les effets spéciaux (du moins ceux réalisés sur le plateau de tournage) et les maquillages sont impressionnants. Cependant, malgré les beaux paysages gaspésiens, le manque de cohésion scénaristique viendra vite mettre un frein à toutes les aspirations de ce film d'horreur.
Au final, ce qui déçoit le plus est cette difficulté chez le réalisateur (également scénariste) à atteindre le niveau d'un film pour adultes : chaque énigme trouve toujours sa justification et les personnages sont tous trop naïfs.
En définitive, le film aurait gagné à croire un peu plus à l'intelligence de son public!
 

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