Black Mass (Messe noire) ***

18 septembre 2015

Dans le Boston des années 70, l’agent du FBI John Connolly convainc le gangster James «Whitey» Bulger de collaborer avec eux. L’objectif de cette alliance est de mettre fin au règne de la mafia italienne... ce qui permettra par la suite à Bulger de sévir impitoyablement sur toute la ville.

Réalisateur : Scott Cooper | Dans les salles du Québec le 18 Septembre (Warner)

Depuis son tout premier film (Crazy Heart), l’influence du cinéma des années 70 a toujours été prégnante et pleinement assumée par Scott Cooper. Si dans son précédent opus, Out of Furnace, il lorgnait plutôt du côté de Michael Cimino et de son Deer Hunter, aujourd’hui c’est du côté du maître Martin Scorsese qu’il concentre tous ses efforts et aspirations. De ce point de vue, Black Mass se présente plutôt comme un bel hommage au genre (des Sopranos à Donnie Brasco, en passant par Goodfellas ou encore The Departed) dont il récupère avec brio le style, les figures, les thématiques et les codes.
Parcourant presque trois décennies de l’existence et du règne de Bulger dans les rues de Boston, le film traite de l’ascension d'un mafieux grâce à la collaboration du FBI. Son histoire (pourtant véridique) racontée par coups de flashbacks est aussi invraisemblable qu’elle est passionnante. Comment a-t-on pu donner à un chef de la pègre irlandaise les pleins pouvoirs pour régner sur une ville, sans jamais freiner le trafic de drogues et les meurtres qu’il commandait en toute liberté? Le film repose presqu’entièrement sur cette question. Cependant, comme dans les meilleurs films de Scorsese, Cooper regarde ultimement la chute de deux hommes sans foi ni loi, prêts à tout pour réussir.
Sans jamais atteindre la puissance de ses modèles, Black Mass demeure au final une production hollywoodienne bien supérieure à la moyenne, bénéficiant d’une mise en scène soignée, et dont les maladresses (la multiplication inutile des personnages secondaires…l’écriture) sont compensées par une impressionnante performance de Johnny Depp, enfin ramené sur le droit chemin après une décennie passée à s’auto-parodier. C’est déjà ça de gagné!
L'avis de la rédaction :

Sami Gnaba: ***
Olivier Bouchard: **½
 

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