DVD: When Animals Dream (Når dyrene drømmer) **½

29 septembre 2015

(Réalisateur : Jonas Alexander Arnby; disponible en DVD au Québec chez Métropole Films à partir du 29 septembre 2015)

When Animals Dream ne peut éviter la comparaison à Let the Right One In du suédois Tomas Alfredson. Ce dernier réécrivait les codes du film de vampires alors que le premier s’intéresse plutôt aux loups garous mais, dans l’essence, c’est le même sujet qui est traité : l’apprentissage de la violence.
Les deux s’ancrent dans un récit initiatique où le protagoniste est marginalisé mais, alors que Let the Right One In trouvait dans le cinéma de genre une métaphore de son sujet, le premier film du danois Jonas Alexander Arnby semble y avoir vu une formule et vouloir recréer celle-ci dans un contexte légèrement différent.
Le film ne perd pas de temps à établir le mal qui affecte son protagoniste et ne fait alors que suivre son cheminement sans jamais en déroger. En fait, When Animals Dream croit trop en la force et l’originalité de sa prémisse et fait l’erreur de ne la traiter qu’en surface. Le spectateur aura établi la progression du film bien avant que celle-ci soit faite et, par le fait même, aura déjà compris l’étendue de son discours. De plus, les derniers moments sont regrettables, tant ils évitent d’approfondir les personnages, les limitant plutôt à une simple facette.
Pour un premier effort, le réalisateur témoigne tout de même de certaines qualités. L’éclairage diaphane du village constamment bercé dans le brouillard installe efficacement une aura mystérieuse et sa direction d’acteurs se montre plus que compétente.
When Animals Dream fonctionne par son ambiance, mais il est regrettable que le film fasse un travail si superficiel. Cependant, ce qui est présent a le mérite d’être bien fait!
L'avis de la rédaction :

Olivier Bouchard: **½
Jean-Marie Lanlo: **½
 

Suivre Cinéfilic

Archives

L'équipe

Rédacteur en chef:
Jean-Marie Lanlo (AQCC)
Comité de rédaction:
Miryam Charles
Martin Gignac (AQCC)
Rédacteurs:
Olivier Bouchard
Olivier Maltais
Réviseure:
Geneviève Pigeon