Everest *½

18 septembre 2015

Guidés par un alpiniste professionnel (Jason Clarke), un groupe d'hommes et une femme tentent l'ascension du mont Everest.

Réalisation : Baltasar Kormákur | Dans les salles du Québec le 18 septembre 2015 (Universal)

Inspiré de la véritable histoire de Rob Hall et de son ascension du mont Everest en 1996, le film réalisé par Baltasar Kormákur tend rapidement vers le sensationnalisme. C'est avec un certain étonnement qu'on assiste à une suite de scènes qui semblent rechercher à tout prix une tension dramatique... sans la trouver! Il faut dire que le manque total de finesse tant au niveau des dialogues que de la mise en scène ne fait que compliquer les choses.
De plus, les effets visuels qui cherchent à en mettre plein la vue font l'effet contraire. Ils se veulent certes grandioses (l'immense montagne, les crevasses mortelles, la tempête inquiétante) mais nous démontrent en fait les limites de l'imagerie numérique. Dans ce film pour ainsi dire raté, le spectateur qui n'adhère pas à l'histoire aura ainsi tout le loisir de s’interroger sur ces images. Plus il sera attentif, plus il remarquera cette impression de faux semblant.
En raison de ces faiblesses, on a du mal à concevoir la souffrance et l'agonie des personnages qui gravissent la montagne. Nous avons d'ailleurs le sentiment de voir une bande d'acteurs faire les mîmes confortablement installés dans un studio, ce qui rend Everest assez ridicule.
De ce fait, l'hommage du film envers les victimes de cette tragique ascension tombe complètement à plat. Au final, tout le drame et le pathos nous laissent avec une impression de néant.
C’est, dira-t-on, beaucoup de bruit pour rien.
L'avis de la rédaction :

Miryam Charles: *½
Jean-Marie Lanlo: *½
Martin Gignac: **½
 

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