Point Break (Extrême limite) *

25 décembre 2015

Un agent double du FBI (Luke Bracey) infiltre une bande de braqueurs de banques adeptes de sports extrêmes.

Réalisateur : Ericson Core Dans les salles du Québec le 25 décembre 2015 (Warner Bros)

Point Break a tout du remake inutile dont le scénario contient probablement moins de mots que ce texte. Du film original, les créateurs n’ont retenu que le bref résumé et les scènes de sports extrêmes, d’où cette enfilade presqu’ininterrompue de cascades qui finissent par atteindre des sommets d’absurdité, comme cette poursuite en motos à flanc de montagne pendant un éboulement (rassurez-vous, il s'agit d'une balade de santé pour ces trompe-la-mort).
Pour sa part, l’intrigue policière s’en trouve pour le moins simplifiée. Alors que l’enquête du FBI piétine depuis des mois, la recrue Johnny Utah mettra moins de 5 minutes à découvrir les tenants et aboutissants de cette affaire tandis que Body (Edgar Ramirez), le chef des braqueurs de banques, accueillera l’agent double dans son équipe sans trop se poser de question. Il faut dire que le seul critère d’admission pour adhérer à cette bande de génies du crime consiste à dévaler une montagne abrupte en snowboard. À défaut d’être très perspicace, l’intelligence supérieure de Body se manifeste plutôt à travers une philosophie libertaire et ultra-cool qui prône une idéologie anticapitaliste (il vole aux riches pour donner aux pauvres), mais là s’arrêtent les considérations humanistes pour cette production hollywoodienne gonflée en 3D.
Dès la scène d’ouverture (voir Cliffhanger et/ou Ace Ventura 2) on comprend que les clichés feront la loi et que toutes formes d’originalité est à proscrire. Jamais les personnages n’atteignent un niveau de crédibilité acceptable, se contentant de déblatérer les informations nécessaires pour introduire la scène suivante. Bien sûr, il reste les belles images et les décors enchanteurs (légèrement assombris par les lunettes 3D), mais le montage rapide et l’invraisemblance des situations nous font vite déchanter. En somme, il n’y a rien à retirer de ce ratage complet et même les amateurs de sports extrêmes auront avantage à se rabattre sur un documentaire en Imax.
En clair, Point Break est certainement l’un des pires nanars de l'année.   
L'avis de la rédaction :

Sébastien Veilleux: *
Miryam Charles: ½
 

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