The Legend of Tarzan (La légende de Tarzan) *½

1 juillet 2016

Vivant en Angleterre depuis 8 ans, Tarzan se voit forcé de retourner dans son pays d'origine, le Congo.

Réalisateur : David Yates | dans les salles du Québec le 1er juillet (Warner Bros)

La légende de Tarzan ne semble jamais savoir sur quel pied danser. De la création du mythe (les premières années sauvages) ou de sa rencontre avec Jane à sa vie de héros discret en Angleterre ou aux tribulations présentes du Congo, les hésitations constantes entre le passé et le présent ne font qu'accentuer le rythme problématique. Ainsi, le film ne se donne pas la peine de nous émerveiller avec la légende du héros élevé dans la jungle par les gorilles.
De plus, la performance des plus stoïques d'Alexander Skarsgård nous empêche de plonger dans l'histoire: les animaux de synthèse qui l'entourent sont définitivement plus expressifs que lui. Seule Margot Robbie (dans le rôle de la femme de Tarzan qui n'a pas la langue dans sa poche) parvient à nous soutirer de notre ennui.
On pourra également se désoler de la simplicité des questions éthiques, politiques et morales abordées tout au long du film. Pour sauver celle qu'il aime, notre héros joindra en effet ses forces aux animaux de la jungle afin de tuer des milliers d'hommes. Cela ne semble pas poser de problèmes car ce sont des mercenaires, des soldats belges, des hommes d'une tribu ennemie, etc. Mais une fois de plus, le cinéma américain préconise son thème par excellence: celui de la juste vengeance. Dans une quête de justice pour sauver l'élue de son cœur, le héros peut devenir un assassin sans aucune remise en question. Mais bon... tout est pardonné car en cours de route il libère les Congolais de l'esclavage et ça, ce n'est pas rien!
 

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