Valerian and the City of a Thousand Planets (Valérian et la Cité des mille planètes) **

21 juillet 2017

Au 28e siècle, les deux agents spatio-temporels Valérian (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne) sont mandatés pour une mission de la plus haute importance. Y parviendront-ils? Par la même occasion, le danger favorisant les émotions fortes, succomberont-ils l’un à l’autre?

Réalisateur: Luc Besson | Dans les salles du Québec le 21 juillet 2017 (Séville)

Le cinéma de Luc Besson est marqué par deux constantes, qui prennent plus ou moins d’importance au gré des films: des qualités visuelles et un indéniable talent de faiseur d’images d’une part; une naïveté adolescente d’autre part.
Ces deux aspects semblent ici une fois de plus se combattre, chacun donnant l’impression de vouloir prendre régulièrement le dessus sur l’autre…
Dès l’étape du casting, Luc Besson semble en assumer une partie et marque clairement sa volonté de faire un film pour jeunes adolescents en choisissant Dane DeHaan dans le rôle du bad boy autoproclamé. Malgré ses 30 ans passés, l’acteur a en effet des allures de jeune garçon imberbe et propre sur lui, et ne peut donc être pour cette raison réellement crédible qu’auprès de jeunes prépubères en mal d'émotions fortes! Les dialogues consternants de bêtise et le discours philosophico-romantico-gnangnan ne font que confirmer tout cela. Malheureusement, alors que de nombreux confrères parviennent à nous livrer des œuvres transgénérationnelles capables de toucher différentes tranches d’âge (à l’instar de Bong Joon-ho et de son récent Okja par exemple), la maladresse avec laquelle Besson reste immergé dans une caricature de ce qu'est la préadolescence repousse une bonne portion de son public potentiel.
Cela est d’autant plus regrettable qu’au niveau visuel, le cinéaste nous gratifie de quelques très beaux moments de cinéma, surtout lorsqu’il oublie son intrigue et qu’il se laisse aller à un travail sur la forme totalement gratuit. Ces quelques minutes rendent l’ensemble supportable, tout en laissant un arrière-goût encore plus amer. Réalisé par un cinéaste aussi talentueux, mais qui ne serait pas éternellement adolescent, ce Valérian aurait probablement pu être très estimable.
Mais ne soyons pas trop sévères. Les spectateurs qui ont conservé une grande part d’enfance apprécieront peut-être! C'est du moins ce qu'on leur souhaite. Malheureusement, ce n’est pas notre cas!
L'avis de la rédaction :

Jean-Marie Lanlo: **
Martin Gignac: ***
Pascal Grenier: **
Olivier Maltais: ***
 

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