Sans queue ni tête ***½

11 mars 2011

Alice (Isabelle Huppert), prostituée indépendante, envisage sérieusement de changer de vie et pense recourir à un psychanalyste pour l’y aider. Xavier (Bouli Lanners), psychanalyste pour qui l’argent est plus important que la santé de ses patients, se sépare de sa femme et envisage de faire appel à une prostituée pour tromper sa solitude. Leur rencontre sera la première étape d’un nouveau départ.

Réalisatrice: Jeanne Labrune │ En salles le 11 mars (K films Amérique)


Nous devons admettre que le début de ce Sans queue ni tête est assez laborieux et sans réelles surprises (des personnages caricaturaux, une comparaison simpliste entre prostitution et psychanalyse et un jeu bourré de tics d’Isabelle Huppert). Pourtant, on comprend par la suite que tout cela était probablement contrôlé. En effet, avec l’arrivée de Cassagne (interprété par Richard Debuisne, au jeu aussi singulier qu’attachant) qui refuse de monnayer des illusions contre de l’argent mais ne rechigne pas à accorder son attention ou sa confiance, les deux individus centraux se libèrent du joug des apparences et de la superficialité pendant que le film s’éloigne de la satire maladroite.
Sur un mode léger, Jeanne Labrune se pose certes un peu en donneuse de leçons, mais la délicatesse avec laquelle elle filme ses personnages, l’intérêt qu’elle porte à ses seconds rôles (en plus de Cassagne, citons également Juliette, la prostituée interprétée par une inconnue à suivre: Sabila Moussadek) et quelques courts mais beaux moments (une accolade, un ange que l’on offre) finissent par nous convaincre et font de ce Ni queue ni tête un film il est vrai mineur mais particulièrement attachant.
 

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